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Dimanche 24 décembre 2006

Le 7 novembre, Christian Garino, était l'invité du journal de France 3 Grenoble.

http://esperanto-jeunes.org/article.php3?id_article=219 

Par Jérémy Bizet
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Dimanche 24 décembre 2006
Langue commune, internationale, universelle, auxiliaire, construite, langue-pont et même artificielle (bien que ce terme soit inadapté) ... quelle que soit la formule choisie, l'Esperanto répond bien à ce besoin irréductible des peuples à communiquer librement à travers le temps et l'espace, et par là même à conjurer l'illusoire “malédiction de Babel” qui offre à trop de dirigeants opportunistes le loisir de “diviser pour régner”.

Et ce n'est pas un hasard si tant de noms célèbres ont su rendre hommage à cette initiative inédite que le jeune médecin polonais L.L. Zamenhof concrétisa à la fin du XIX siècle à la surprise de tous. L'idée n'était pas neuve mais sa réalisation inespérée. Nous en sommes désormais les dépositaires et donc les responsables malgré nous face aux enjeux nouveaux et incontournables d'une “mondialisation” que nous souhaitons dans une large majorité, plus humaine qu'elle n'est l'est aujourd'hui.

Ce fichier nous entraîne dans un rapide tour d'horizon, qui se présente comme un résumé de la compilation d'un ouvrage rédigé par Raymond BORE, qui sous le titre “Ce n'est pas moi qui le dit” nous offre un large panorama de points de vue éminents, selon un ordre à peu près chronologique, à l'exception de ces 4 premières citations emblématiques et de l'évocation à la fois de la SDN et de l'UNESCO.


“Je suis pour une langue auxiliaire mondiale,
comme l'Esperanto, pour tous les peuples”
Mahatma Gandhi

“pour que les peuples s'entendent, il faut d'abord qu'ils entendent. Que l'Esperanto rende l'ouïe à ces sourds dont chacun, depuis des siècles, est muré dans son langage”
Romain Rolland

“L'élargissement de l'Europe rend de plus en plus évidente la nécessité d'une langue commune. Cette langue ne peut être celle d'une des nations participantes, ce serait un déséquilibre générateur de frustrations. L'Esperanto est la solution raisonnable”
Albert Jacquard

“Les sacrifices que chacun fera en étudiant l'Esperanto sont tellement petits,
et les résultats qui peuvent en découler, tellement immenses
qu'on ne peut se refuser à faire cet essai”
Léon Tolstoï


A deux reprises L'UNESCO, en 1954 à Montévidéo et en 1985 à Sofia a validé et encouragé le développement de l'Esperanto. Mais dès 1921/22, à la SDN (Société Des Nations) le secrétaire général de l'époque, le japonais Nitobe, avait présenté au nom d'une douzaine de pays et devant l'Assemblée Générale, une proposition pour donner à l'Esperanto le statut de langue de travail. Le projet n'avait pu aboutir à cause de manœuvres indignes liées aux intérêts dominants pour qui la langue est un moyen de domination. La France porte une lourde responsabilité dans cette histoire, une faute de diplomatie qu'il est grand temps de corriger !
..d'il y a déjà bien longtemps .. jusqu'à maintenant ..

“.. j'oserai espérer une langue universelle fort aisée à apprendre,
à prononcer et à écrire. Or je tiens que cette langue est possible ..”.
Descartes 1629

“.. le monde a besoin d'une langue commune, plus facile que toutes celles connues ..”
Comenius 1641

“.. une langue universelle qui sera difficile à créer mais facile à apprendre
et qui servira admirablement pour l'intercommunication entre les peuples ..”
Leibniz vers 1700

“.. la communication des peuples a absolument besoin d'une langue commune ..”
Montesquieu 1728

“.. la barrière de la diversité des langues est un des plus grand fléau de la vie ..”
Voltaire vers 1750

“.. il y aura une langue nouvelle pour tout le monde afin de servir la communication ..”
Nietzsche 1876

“.. toute discussion théorique est vaine. : l'Esperanto fonctionne ..”
Antoine Meillet 1918

“.. j'ai fait une étude de l'Esperanto et j'ai pu apprécier la valeur de cette langue ..”
prince Rolland Bonaparte

“.. j'ai trop de maîtres et d'amis qui s'intéressent à pour ne pas être convaincu ..”
Dr. Charcot

“..l'Esperanto a été concluant, il vit et prospère comme véritable langue auxiliaire..”
Paul Langevin

“.. la généralisation de l'Esperanto pourrait avoir les plus heureuses conséquences,
à condition d'en inscrire l'obligation dans l'enseignement ..”
Louis Lumière

“.. l'Esperanto sera le latin de la Démocratie ..”
Emile Boirac, ancien recteur

“.. la langue auxiliaire internationale se réalisera non pas par les scientifiques
pour les scientifiques, mais par le peuple pour le peuple ..”
Dr. René de Saussure

“.. je soutiens entièrement tout d'introduire l'Espéranto dans les institutions ..”
Jan TINBERGE 1° prix Nobel d'économie

“.. l'Espéranto est la seule et unique langue internationale qui a fait ses preuves ..”
Zhou-Li linguiste chinois
“..Les progrès de l'espéranto sont rapides et seront mis au service des travailleurs “
Elisée RECLUS 1905

“.. on se doit de savoir ce qu'est l'Espéranto et d'en connaître au moins les bases ..“
Paul Doumer 1918

“.. pour l'entente et la paix, je voudrais qu'on enseigne l'Espéranto partout en France ..”
Léon Blum

“.. je ne suis pas seulement un ami de l'Esperanto mais je me sens espérantiste ..”
Alphonse XIII roi d'Espagne

“.. c'est un grand bienfait pour l'Humanité et je souhaite son total succès ..”
Edouard VII roi de G.B.

“.. ce n'est plus une utopie, et je soutiens l'idée de la langue auxiliaire Esperanto ..”
Edouard Benes président de Tchécoslovaquie

“.. l'Esperanto est l'un des meilleurs candidats comme langue neutre internationale ..”
Robert Kennedy

”.. les espérantistes ont toute ma sympathie et peuvent compter sur mon appui ..”
V.Giscard d'Estaing

“.. depuis longtemps mes amis et moi suivons l'Esperanto qui a mon total soutien..”
F. Mitterand

°°°

... et ce n'est qu'un échantillon de la multitude
de prise de position de tant de grands esprits
ou prétendus tels qui pour les uns
ont courageusement essayé de se battre,
et qui pour d'autres ont préféré fuir la difficulté.


°°°

Il est inconséquent à nos yeux de ne pas mettre en culture
cet espace d'Humanité dont notre civilisation manque tant.
L'actuelle crise globale qui fait logiquement écho
à l'insouciance humaine aura peut-être raison
de notre infantile arrogance.

Le sage de passage !
Par Jérémy Bizet
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Dimanche 24 décembre 2006
A : FARRE : Forum de l'Agriculture Raisonnée Respectueuse de l'Environnement,
Bernard GUIDEZ, président

Monsieur,

J'ai pris connaissance de votre demande et me fais un devoir d'y répondre. Non par un quelconque opportunisme vain, puisque nous sommes comme vous l'avez compris "en représentation" dans cette Présidentielle, mais parce que c'est le sens de l'ouverture même de ma lettre aux maires, c'est vérifiable. Je parle certes d'abord en mon nom, celui de candidat déclaré, mais aussi c'est évident pour la majorité de mes amis espérantistes particulièrement sensibilisés à cette problématique je le sais.

J'estime donc, c'est gratuit mais simple et direct, que le maximum dans cette affaire restera de toute façon insuffisant. Non seulement nous n'avons pas, par exemple, de besoin économique pour justifier des OGM surtout utiles aux multinationales qui nous asservissent, mais il faudra réduire à terme tous les procédés chimiques qui menacent la santé des sociétés et des environnements. Avec de toute évidence une relance majeure en faveur des productions biologiques modernes, c'est à dire fondées sur la connaissance des équilibres et des rentabilités respectueuses des écosystèmes.

Concrètement, il faut d'un côté favoriser une extension des labels, subventions, incitations, encadrement e-t autres sauvegardes de terroirs. De l'autre cadrer la concurrence déloyale en imposant des normes de qualité comme exigence sociale et sanitaire qui de toute façon se paye à l'autre bout de la chaîne mais pas par les vrais responsables de la dégradation des milieux de vie au sens large. L'exemple du drame apicole ou celui du "banditisme semencier" par le brevetage du vivant en sont des illustrations. Il y a en plus une solidarité indubitable à "objectiviser" avec les autres pays et continents quels qu'ils soient. La mondialisation est impérative d'abord sur ces plans là.

Sans rentrer dans le détail, nous pensons être précisément à l'avant-garde des nouveaux modes de relations internes à nos sociétés et forcément aussi dans une logique de relations nouvelles à la nature et à l'environnement, sachant que l'équilibre humain et celui des écosystèmes sont irrémédiablement liés. Mais de fait et d'évidence, nous nous heurtons à des logiques mercantiles autant qu'à des excès de pouvoir incompatibles avec nos projets respectifs et complémentaires. En ce sens nous estimons que redonner une parole libre aux peuples, est la condition indispensable pour restaurer une démocratie capable de prendre en charge ces problématiques. Sans cela, le rapport de force imposé aux citoyens ne pourra être relevé de façon manifeste et conséquente.

Nous attendons donc aussi de notre côté d'être compris et appuyés dans le sens où notre perspective est justement de rendre efficient à terme tous ces espoirs d'évolution humaine et humaniste, capable de contrecarrer les dérives prédatrices des puissances qui semblent n'avoir comme mot d'ordre que des "diviser pour régner" ou des "après nous le déluge". Cette dernière assertion n'étant pas forcément une image rhétorique ou métaphorique, à voir comment les choses se passent dans les sphères de décision économique de la soit disant "politique réelle".

Nous misons sur l'esprit de responsabilité, de citoyenneté et de coopération, et estimons que la crise en cours ne laissera guère d'autre alternative pour en sortir. Nous nous voulons confiants dans l'ensemble des personnes et associations qui œuvrent sur ces voies et espérons que vous saurez entendre notre propre voix à laquelle nous avons décidé résolument de donner écho à l'occasion de cette élection populaire. Nous sommes là pour servir ! Ni plus ni moins "tout le monde", en commençant par l'Europe !

Plej kore do "bien cordialement donc" en esperanto
Par Jérémy Bizet
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Dimanche 24 décembre 2006
Mme Laurence FERRARI
émission Dimanche +
sur CANAL +

Objet : Lettre ouverte pour une Réflexion critique
sur la conduite et l'évolution de l'émission Dimanche +

Madame,


En tant que responsable du mouvement qui défend la priorité d'une langue commune européenne dans cette campagne, et comme candidat déclaré pour cette Présidentielle de 2007, je souhaite apporter quelques réflexions à vos initiatives médiatiques, en mon nom, mais aussi au nom des autres petits partis en lice.

Ayant pris connaissance de vos déclarations d'intention lors du lancement de Dimanche +, de rapprocher à nouveau les citoyens d'une vie politique plus ouverte et plus authentique, j'ai observé les premières émissions avec intérêt et curiosité. Au fil du temps, ce qui paraissait pouvoir être de la pertinence sans insolence, s'avère beaucoup plus classique que vous ne l'avez sans doute vous-même imaginé. Et cela transparaît gravement dans le rapport très inéquitable que vous créez entre les formations habituelles et celles qui s'évertuent à figurer à défaut de mieux.

On pouvait donc s'attendre, sans trop en demander, et sans aller jusqu'à inviter tous les candidats potentiels, que vous fassiez régulièrement une place, un compte-rendu, une évocation ... de l'activité et des prises de positions de tous ces mouvements inconnus des citoyens français et qui pourtant méritent, chacun dans leur domaine, d'être entendu. Alors qu'à l'inverse, après avoir donné la parole aux candidats dits majeurs (dont la présence sature déjà les médias), vous accueillez leurs affidés à tour de rôle dans un cercle dont vous prétendiez nous libérer.

Demain sera t-il plus prometteur qu'aujourd'hui si l'esprit de cette campagne ne pose d'autres questions que celle du commentaire du commentaire ? Du cousu main par les soins de la COM des états majors qui heureusement pour la galerie, se prennent malgré tout, souvent et facilement les pieds dans le tapis.

Justement, le travail normal de journaliste peut théoriquement tout changer, à condition d'abord de se donner les moyens d'une investigation réelle (au-delà de ce cinéma politique ambiant), ensuite de ne pas succomber forcément à la logique commerciale du média investi, et pour finir d'admettre que les citoyens soient dignes d'autre chose que de regarder passer les semaines en attendant les hypothétiques vainqueurs désignés.

Peut-être trouverez vous ma critique peu amène, mais elle est légitime dans le sens où l'image que vous vous attachez à rayonner sur ce plateau me fait croire à votre volonté de mettre un peu de sable dans la machine infernale qui nous broie tous. Cependant je crains que vous n'ayez sous-estimez la force des inerties qui vous tiennent vous aussi en respect. Si l'on peut dire, car ce peut aussi être le contraire.

Je sollicite donc, à tout hasard, la considération pour cette missive et peut-être même une réponse non moins acerbe, dont vous avez manifestement l'excellence. Mon intérêt est simple, clair et public : celui de voir venir en débat la question essentielle de la communication des européens dans leur projet décisif d'Unité. Le projet d'une langue auxiliaire neutre, capable de changer le cours d'une perspective beaucoup trop tendancieuse dans l'état actuel des choses, (gravissime selon moi et j'assume pleinement cette prise de position). Un concept très opérationnel et une nécessité politique que cette campagne, mieux que tout autre, peut utilement révéler.

A vous de juger puisque que vous avez désormais et pour un temps, et le sceptre et l'hermine !

Bien cordialement .
plej kore en esperanto !

Christian GARINO
Par Jérémy Bizet
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Dimanche 24 décembre 2006
Lettre ouverte en réponse à l'article paru sur le site
et dans le quotidien du Figaro du 30 septembre 2006 sous le titre :
"La langue française, grande absente du débat présidentiel"
d'Olivier et de Patrick POIVRE-d'ARVOR

Messieurs,

En la circonstance de la Présidentielle évoquée et de la thématique contenue dans votre article sur la langue française, je me dois d'exprimer au nom de notre mouvement quelques opinions auxquelles j'espère vous donnerez écho. Certes la fierté de notre langue est de mise à condition toutefois qu'elle soit fondée. L'universalisme dont on parle ici, même s'il n'est pas toujours consensuel, en est cependant l'horizon éthique puisqu'enraciné dans la légitimité des principes de la réciprocité. Mais il a besoin, après les étincelles de l'époque des Lumières, de retrouver un peu d'éclat, terni par les compromis du temps dont notre histoire ne sort pas indemme.

Inutile donc de se lamenter sur le constat des choses, d'autant que la fatalité n'a guère de place quand domine la force politique des techno-structures aux idéologies inavouées. En ce sens, le British-Council et sa stratégie culturelle néo-coloniale satisfaite, n'a rien à voir avec la perspective humaniste que vous semblez appeler de vos vœux. La France évincée est faible de sa propre ineptie à vouloir encore régner là où le temps est dépassé. Car la discrète révolution culturelle mondiale accomplie ces dernières années permet aux citoyens de discerner, à défaut de comprendre. Et ce qu'ils voient est édifiant pour eux, même s'ils se sentent impuissants. Leur conscience est en éveil malgré les dogmes des nouvelles croyances.

Ainsi les mêmes questions demeurent :
Pourquoi les européens restent-ils dans l'incapacité de communiquer ?
Pourquoi la francophonie impose t-elle l'exclusive en Afrique par exemple ?
Pourquoi l'anglo-américain est-il par nature glottophage et hégémonique?
Comment penser une solution à ces questions ?
Ceci pour faire court ! Et s'il est bien question de langage, pas question de se payer de mots. Et s'il est bien question de culture, pas question de raconter des histoires. Pour abréger donc, disons que l'esprit du XX-ème siècle fût théoriquement celui de la paix et de la coopération. On est loin du compte, c'est un euphémisme, car aucune Démocratie durable ne se fait sans consentement et participation des peuples et des personnes. La clé de cette politique en est la communication individuelle et institutionnelle que seule une langue commune fédérative peut offrir et dans le cas qui nous concerne, une langue auxiliaire neutre accessible et efficiente qui garantisse le plurilinguisme.

Et c'est bien sur ce point crucial que repose toute la problématique actuelle et à venir : la reconnaissance de la seule langue fédérale disponible, à savoir l'Esperanto qui lance aujourd'hui un défi évolutif similaire à celui des chiffres indo-arabes au moyen age. Si la France et les français parviennent à comprendre rapidement le caractère prioritaire de cette perspective, nous sommes encore en mesure de modifier le cap de notre destinée planétaire sur la base d'une Europe redéfinie. Les Nations y trouveront l'équité et donc la fierté en partage, l'efficacité et donc l'énergie comme force, la sagesse et donc l'enthousiasme pour valeur. La France y trouvera sa stature fraternelle et maternelle à la fois, cette dimension inscrite au cœur de son histoire. Alors sa langue, et alors seulement, y gagnera à nouveau la notoriété qu'elle mérite.

Notre pays est le seul à cette heure qui peut inciter la toute-puissance anglo-usonienne* à replier son arbitraire impérial au nom de la Liberté des peuples qui reste la meilleure raison d'être de notre crédibilité. Il faut pour cela le courage de chacun d'entre nous pour qu'ensemble nous puissions faire entendre cette voix aussi profonde qu'irrésistible : celle du droit humain et de la grandeur d'âme à laquelle nous avons la prétention de consacrer nos vies.

Christian GARINO
Candidat et porte parole du mouvement
ESPERANTO-LIBERTE


usonien : qualificatif utilisé pour désigner les habitants des USA jusqu'à la fin du XIX.
Par Jérémy Bizet
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