Dimanche 24 décembre 2006
Salutation,
Je ne peux que souscrire des deux mains à ce pacte en théorie ... mais si je suis d'accord sur le diagnostic, je suis sceptique sur le remède que j'estime très incomplet, et pour cette raison, en qualité de candidat, j'ai écrit une lettre à l'adresse de N. Hulot dont je n'ai reçu aucun écho. C'est pour le moins maladroit si ce n'est irresponsable.
Je ferai donc comme à l'habitude, celle d'écrire une lettre ouverte afin que le public juge. Pour l'heure je répète que les chose ne seront pas solutionnées simplement en faisant les gentils ... C'est une bataille contre le "temps" certes mais aussi contre un système et ceux qui le tiennent et le détiennent.
Ce qu'il manque relêve en fait de l'essentiel, à savoir, donner rapidement aux citoyens les outils de leur évolution :
- une langue commune neutre et fédérative dont le seul prototype fiable est l'esperanto.
- une souveraineté retrouvée sur le monnaie et la régulation financière.
- une redéfinition rigoureuse des modalités médiatiques concernant tous les sujets de citoyenneté.
J'ai peur que les grands de ce monde sentant le vent tourné aient décidé d'investir dans l'alternatif, juste ce qu'il faut pour ne pas interrompre le flux de leurs capitaux qui est responsable de la détresse actuelle...
Ces trois points sont inévitablement le complément non négociable d'"esperanto-liberte" au pacte de la fondation Hulot. Fondation bien subventionnée par ailleurs, ce qui peut à terme aisement constituer un cas de conscience. A défaut d'une réponse du maître, je suis prenneur de celle d'un ou d'une de ses militants!
Merci d'avance
Par Jérémy Bizet
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Dimanche 24 décembre 2006
Salutations,
En réponse aux questions de sociétés pour lesquelles je suis sollicité et vous mobilisés, j'exprimerai librement mon point de vue. D'abord en constatant que les situations de précarité s'amplifient au fil du temps et que les inégalités suivent le même chemin, tant dans les pays dits développés qu'ailleurs où les modes économiques sont plus aléatoires et les régimes politiques plus dépendants.
Je ne peux que saluer le courage de ceux qui sont présents sur le terrain mais je dois intellectuellement rappeler quelques évidences. La pénurie, que cela concerne les biens ou l'emploi, et donc la pauvreté, sont le fondement sur lequel l'exploitation humaine a toujours reposé. C'est un système qui permet une hiérarchisation outrancière des prérogatives et des pouvoirs. Et Marx pour finir a dévoyé l'analyse en dressant les humains les uns contre les autres par un esprit de guerre qui mène à une impasse. C'est l'esprit des terriens qu'il faut espérer changer et les crises qui se sont succédées de tous temps ont plus ou moins bien atteints ce but. L'éducation et mieux encore, la prise de conscience, sont les véritables ressorts de cette mutation en cours. Et l'évolution même d'un Mouvement populaire comme celui des Restaurants du Cœur, démontre justement cette tendance. Un état d'esprit que son créateur a payé de sa vie ?!
Inutile de refaire l'inventaire catastrophique de ce panorama matériel et humain, il suffit de regarder autour de soi pour constater l'ampleur du désastre, sachant que le moins visible n'est pas le moins cruel. Et la révolte gronde dans les cœurs quand l'étalage de l'iniquité vient narguer le bon sens. D'autant que c'est bien à l'échelle mondiale qu'il faut désormais s'emparer du problème. C'est pourquoi, sans sous-estimer les rapports de force en présence, notre mouvement opte pour une approche sur trois fronts.
Il faut selon nous, une fois les exigences minimales assumées, redonner d'abord à chacun, le droit de sa dignité et en même temps la capacité de sa citoyenneté. Et aujourd'hui cela passe fondamentalement par l'accès à une langue commune neutre et accessible qui invalide le fatalisme de la division des peuples sur laquelle profite le parasitisme social des grands prédateurs de l'humain et de la Nature. C'est le premier pas vers le retour à soi et aux autres par la solidarité vécue dans l'esprit et dans les faits.
Dans le même temps, la question de l'ordre monétaire et financier doit entrer en débat pour que tout le monde comprenne bien comment la "machine du bonheur tranquille" qui pollue nos intelligences puisse être décryptée et remise en perspective afin de retrouver sa véritable fonction au service des sociétés sous la tutelle d'Etats représentatifs garantis par un contre-pouvoir inaliénable. C'est le point sensible qui permet actuellement à des puissances privées de s'emparer des commandes publiques, à la fois politiques et économiques et de produire ce que nous subissons.
De la même façon, l'accès à la connaissance au sens large, englobe aussi la critique des falsifications incessantes de la désinformation institutionnelle qui permet au système de vivre en boucle sans jamais laisser la possibilité de sortir de ce cercle infernal et propagandiste où sont condamnés des majorités d'êtres dont le seul crime est de ne pas appartenir à une élite auto proclamée qui n'a de cesse de se maintenir et de se reproduire. Y a t-il pour autant un intérêt commun à cela ? La démonstration reste à faire et la mauvaise volonté (c'est un euphémisme) qui consiste à dérouter toute émancipation est en soi une signature éloquente.
Il serait candide de croire ou de faire croire qu'une telle approche
est hors propos face à l'immédiateté de la condition des plus démunis.
Elle intègre au contraire l'ensemble des données qui la génèrent,
permet d'en définir les racines et d'envisager d'y remédier.
En tout cas ce ne sera pas un discours classique et entendu propre à rassurer les bonnes âmes en attendant le déluge. Il faut avoir le maximum de courage de dire les choses si l'on veut avoir le moindre espoir de faire quelque chose ... Amicalement donc !
Christian Garino
Par Jérémy Bizet
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Dimanche 24 décembre 2006
Salutations,
"... Nous sommes tous actuellement bien conscients que les grands équilibres économiques et écologiques de notre planète sont menacés ..." c'est ainsi que dès l'été 2005 je commençais ma lettre aux maires et grands électeurs (voir www.esperanto-liberte.com) dans la perspective de la Présidentielle de 2007. Mais ce diagnostic justifie à mes yeux un remède prioritaire pour redonner aux citoyens une vraie capacité de responsabilité au moyen d'une communication libre et généralisée que seul un vecteur linguistique spécifique peu rendre effective.
Ne réussissant pas à obtenir une réponse personnelle ou de votre fondation sur ce point particulier, j'opte logiquement pour la démarche de la lettre ouverte qui permettra à chacun de se faire une idée sur la question. Je ne peux nier le fait que votre entrée en campagne est une chance inespérée, car il fallait de toute urgence et de façon sincère montrer et démontrer à quel point la situation exige une mobilisation globale pour réformer l'ensemble de nos réseaux sociaux et du système économique qui les génère.
Cependant, si j'apporte mon soutien moral au pacte envisagé, dont je comprends l'intérêt et la stratégie, je n'en serai pour l'heure pas signataire du fait qu'il lui manque justement divers aspects essentiels qui le condamnent à terme, du fait de la gravité des défis à relever et de la duplicité naturelle des élus dont il faut prendre la mesure exacte sans naïveté. Eux-mêmes sont les victimes consentantes d'un jeu où la prédation fait loi et dont personne ne sort indemne. C'est là qu'est le véritable paradigme en mutation car derrière la façade de nos Républiques règnent divers organismes parasitaires.
En ce sens, les évolutions techniques en elles-mêmes risquent de n'être que les leurres d'un progrès illusoire si elles ne s'accompagnent pas d'une émancipation authentique du cœur et de l'esprit. Ce qui ne peut se résumer à un discours de bonne intention, enraciné dans la peur que savent si bien exploiter les experts de la prédation. Ce qui est aujourd'hui indispensable à la liberté, n'est autre que la volonté responsable d'assumer le poids de la réalité, présente, passée et à venir !
Pour cela, notre première proposition est de généraliser officiellement l'accès à l'usage d'une langue commune neutre fédérative en Europe avant de la partager avec le reste du monde. L'Espéranto est le modèle abouti et fonctionnel qui correspond le mieux à cet objectif non négociable : donner à une large majorité de citoyens la capacité d'échanger et d'œuvrer librement. Cela pose évidemment un problème à "l'establishment international" qui préfère pour l'heure contrôler les flux d'information en posant et imposant la langue anglaise comme totem avec les tabous que cela sous-entend.
La seconde, qui dans le même esprit de transparence lui est corrélative, est de remettre en débat la gestion de l'ordre monétaire et financier qui au fil des siècles et dès l'avènement de l'économie marchande, s'est vu confisqué par des "sphères privatives non légitimes" au dépend de la souveraineté des Etats et donc des citoyens. Cette remarque a valeur bien sûr si ces Etats répondent à tous les critères sensés définir une Démocratie, ce sur quoi il convient aussi de réfléchir. Sans canaliser cette énergie qui est celle du travail des hommes, la guerre restera un emblème et le problème.
Enfin et pour limiter la perspective à trois points, il est évident que les monopoles d'information tels qu'ils se sont constitués à l'échelle mondiale, sont devenus des monstres idolâtres qui oblitèrent l'intelligence en prétendant la cultiver. Nous savons tous à quel point les puissants ont besoin de maîtriser l'histoire, la petite comme la grande, pour maintenir leurs prérogatives, et qu'aucune limite ne tient face à leur implacable, discrète et fallacieuse détermination. Ce n'est pourtant qu'en modifiant également ce cap, fatal à la science et à la conscience, que nous sortiront de l'impasse.
J'espère contribuer ainsi à bien recentrer le débat préalable
grâce auquel les idées puis les actes pourront se mettre en place,
sachant que notre nature nous pousse à l'éveil sous la pression
et que les crises qui clairement se profilent désormais
sont aussi la chance de notre libération.
Christian Garino
Par Jérémy Bizet
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Dimanche 24 décembre 2006
La Paix du 23 septembre
( ... 23-09-2006 ... premier jour du ramadan et du nouvel an juif )
L'Espéranto ? L'Europe ? L'Education ?
Voilà des questions bien embarrassantes ! Mais où en sommes nous depuis le refus d'inscrire l'espéranto comme langue de travail en 1920-22 à la Société des Nations ? Un horizon clair-obscur qu'il nous appartient de décrypter et de réactualiser dans le cadre de l'Europe et de la mondialisation.
Le doute plane sur la bonne volonté affichée par nos politiques, compte tenu de la complicité subtile et durable entre la France et les pays anglo-saxons ou du moins, encore une fois de ceux qui en contrôlent la direction et les décisions, de ceux qui font leur loi au lieu de servir les Nations. Nous nous retrouvons de fait en état de subordination, de relative vassalité comme l'actualité tend à nous le démontrer. Et il faut toujours bien garder à l'esprit la divergence évidente qui sépare les peuples de leurs gouvernants au sens large. Car derrière les élus et les personnes médiatiques se profilent d'autres puissances, idéologiques, économiques ou financières qui sont les véritables maîtres d'œuvre de nos destins. L'archétype officiel de cette réalité loge depuis le début du XX° siècle à la Maison grise. Du moins pour la partie haute de l'iceberg ... L'exemple récent de l'attitude du président français dans la crise iranienne rend pour le moins sceptique : menace de représailles nucléaires début 2006, contre les pays dits terroristes, option diplomatique en opposition aux USA lors de l'AG de l'ONU en septembre puis alignement de dernière minute. Notre pays navigue t-il à vu ou joue t-il un rôle sur mesure ? Les deux mon capitaine ! En tout cas dans cette histoire, la langue garde une place de choix et le choix d'une langue dominante fait partie des enjeux majeurs, ce n'est pas simplement une compétition bon enfant. La diplomatie est l'art du rapport de force pourrait-on dire. Les peuples aspirent normalement à la paix, à moins de les conditionner et de les circonvenir, c'est l'art de la démagogie dont l'opportunisme sert précisément des intérêts privés pour lesquels rien ne saurait être moral bien longtemps.
Si l'on disposait d'un rapport sain et libre dans les échanges d'information, on viendrait rapidement à bout des défis ordinaires posés par l'inexpérience, la paresse ou la bêtise. Mais face à une idéologie totalitaire souterraine et sans scrupule réelle du sort de l'Humanité, la confrontation est malaisée (c'est un euphémisme). Inutile de nier l'évidence pour refouler ce qui insulte nos dignités pourtant si bien érigées sur les fondations d'une Démocratie en grande partie factice. Bref regardons les choses en face. Et ce n'est pas en ressassant les vieilles méthodes que nous sortirons de cette auberge coupe-gorge. Même le marxisme s'est trouvé historiquement l'otage commode d'une partie d'échec joué par-dessus la tête des citoyens, avec sa guerre froide un peu réchauffée. Et l'évidence de la réalité des classes sociales n'en est pas moins réductrice quand elle impose un autre absolutisme. On peut aussi s'étonner que tous ces bons théoriciens soient pour la plupart réfractaires au paradigme d'une langue commune, non ? Partager reste un défi pour tous !
Mais le problème est ailleurs aujourd'hui en ce qui nous concerne, et c'est justement une question d'équilibre. Dans cet ordre d'idée, il faut absolument assainir les fondations de nos sociétés si nous voulons en assurer la pérennité, ce qui impose un effort d'historicisation, de transparence autant que possible et d'actualisation des réalités économiques et politiques. C'est une révolution culturelle pacifique qui est l'objet de cette vision et sans laquelle l'édifice dangereusement érigé risque à nouveau de s'effondrer. Non par pur fatalisme mais par inconséquence en ce qui concerne les sociétés et bien sûr par nécessité pour ceux qui en usurpent la gestion actuellement. Des fois qu'ils "seraient mis à jour".
Certes cela n'est pas nouveau se dit-on, mais la coupe est pleine et il n'est pas question de repartir... comme en 14 ni 40 d'ailleurs ! Les nouvelles générations doivent avoir une vision claire de ce qui s'ouvre à eux, même et surtout si le danger est manifeste. Car l'illusionnisme quotidien les rend schizophrène et donc incapables de prendre en main leur vie et leur responsabilité. Or à cette heure nous vivons, et pour longtemps si nous n'en brisons pas l'envoûtement, sur le dogme cynique du 11 septembre 2001. Et c'est bien là qu'il faut reprendre les choses, quels qu'en soient les risques évidents parce que tout autre voie sera pire de toute façon. Démarche impossible, inutile, et qui n'a pas lieu d'être dirons certains dont on constate le comportement suiviste tout comme la majorité des responsables politiques qui cautionnent la version atlantiste des évènements. On craint le pire, attentats en prime, à défaut d'en connaître explicitement les commanditaires. Mais bon, tous vichystes en 40 et tous résistants en 44, c'est un état d'esprit soi-disant normal même si le contexte semble différent. Et quand on connaît l'importance des moyens militaires de désinformation et de guerre psychologique mis en œuvre par la toute-puissance usonienne*, on est en droit d'émettre des doutes et en devoir de vérifier les données réelles que des médias, pour la plupart sous contrôle, s'empressent de diffuser au bon peuple. "Le plus fort n'est-il pas celui qui raconte la meilleure histoire ?" Paranoïa ? Théorie du complot ? et hop à dégager !
Mais ce n'est pas rien ! Car tout l'édifice idéologique mondial actuel tient dans cette fragile construction médiatique, ce qui laisse augurer de nouveaux drames potentiels effectifs si les choses tournaient mal, par une fuite en avant irrésistible. Est-ce à dire que tout va bien ? Les instigateurs d'un scénario aussi poussif et dont le talon d'Achille devient si évident, n'auraient-ils pas assurer leurs arrières ou pensent-ils simplement qu'ils possèdent suffisamment d'avance pour ne rien craindre des réactions citoyennes engluées dans la propagande ? N'ont-ils pas déjà programmé les ruptures et les confrontations qui permettent de détourner l'attention des curieux, y compris des Etats devenus les otages de cette piraterie moderne ? Ou sont-ils de vrais amateurs qui improvisent une partition mégalo alimentée par l'insouciance idiote de nos comportements égocentriques ? Obéissent-ils à une logique dont nous ne pouvons soupçonner l'existence et les raisons ? Et pour finir, en quoi les pauvres citoyens que nous sommes ont-ils la possibilité de comprendre et de revendiquer le droit à cette compréhension ? Je laisse à chacun la réponse mais donne la mienne en revenant maintenant à mon sujet de départ.
Oui l'Espéranto est à l'évidence à la fois l'outil et l'arme pour nos sociétés du futur si nous devons en avoir un. Le concept de langue fédérale s'impose désormais au monde, à commencer par l'Europe qui sert de prototype à cette évolution inédite et encore incertaine. C'est une exigence politique qui doit assumer son indépendance et qui demande donc préalablement un repositionnement lucide et courageux vis à vis des USA sur tous les dossiers sensibles, en faisant bien la part de ce qui sépare les peuples et ceux qui les dirigent. Sans cela les chances de réussir resteront aléatoires et sans espoir, ni diplomatique, ni éthique, alors que la situation générale est plus que préoccupante. Les divisions européennes sont bien sûr le moyen le plus sûr pour hypothéquer cette volonté mais d'autres forces sont aussi à l'œuvre, visibles ou non et nous avons par nature vocation à cette identité citoyenne de voir et de savoir ce vers quoi notre planète s'achemine.
C'est un destin partagé dont l'Espéranto est le symbole et le chemin. En cela, vouloir faire émerger un tel discours lors d'une Présidentielle en France n'est pas seulement un droit, mais un devoir que nous serions irresponsables de ne pas assumer.
Christian GARINO,
Bg-St-Maurice le 23 septembre 2006
www.esperanto-liberte.com
federlangue@yahoo.fr
* usonien : mot utilisé jusqu'à la fin du XIX siècle pour nommer les habitants des USA. Terme repris logiquement par le lexique espérantophone pour pallier à l'abus de l'emploi du terme "américain".
Par Jérémy Bizet
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Monsieur MORIN,
Dès 2005 nous vous avions sollicité pour soutenir moralement notre action en faveur de l'Esperanto dans le cadre de la Présidentielle de 2007. Ce à quoi vous aviez alors consenti et dont nous avons pu nous prévaloir pour créditer notre démarche auprès du public en général et des grands électeurs en particulier, même si nos moyens médiatiques s'avèrent un peu trop modestes face à un tel enjeu stratégique. Soit !
Notre aspiration qui s'inscrit au départ dans une perspective de paix et de respect des peuples, se trouve foncièrement amplifiée dans le contexte de crise globale dont les effets environnementaux font partie des conséquences qu'on ne peut plus éluder. C'était déjà mon propos dans ma lettre aux maires. Avec l'irruption du film d'Al Gore et la possible candidature de Nicolas Hulot en appui à son pacte, nous changeons de dimension.
Cependant c'est d'un nouveau paradigme dont nous avons besoin en urgence, chose que nous savons, et pour lequel l'histoire nous donne rendez-vous. Il semble pour ce qui vous concerne, que vous y soyez invité si, comme je le crois, ce moment clé dans notre évolution correspond au sommet international sur le réchauffement climatique qui réunira à Paris les 2 et 3 février, tous les partenaires de cette aventure insolite qui défie désormais ouvertement et nos sciences et nos consciences.
Or nous avons l'intention de participer, avec tous les sympathisants d'ESPERANTO-LIBERTE à ces rencontres, pour apporter notre propre expertise et proposer une perspective originale au travers d'une langue fédérale. C'est pourquoi, je souhaite vous solliciter encore, pour à la fois être mieux et plus directement informé de tout ce qui pourra être utile à notre préparation, mais surtout pour bénéficier peut-être grâce à vous d'une invitation ou d'un droit d'expression particulier.
Comme le signifie la lettre ouverte à Nicolas Hulot, je n'ai pas souhaité m'aligner sur sa position sans lui apporter une nuance de taille par trois points de principe qui doivent justement servir de repères à ce nouvel horizon dont il n'est plus question de feindre la priorité et donc de faire l'économie !
Certain de pouvoir trouver à nouveau votre compréhesion et votre soutien, je vous souhaite à l'occasion des résentes fêtes, espérance et sagesse.
Christian Garino
Par Jérémy Bizet
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