Interviews

Dimanche 24 décembre 2006
Interview pour ClemsPolitique de Christian Garino


ClemsPolitique- Bonjour Monsieur Garino

C.Garino Bonjour


ClemsPolitique- Pouvez-vous nous expliquer votre programme pour 2007 ?

C.Garino- Conscients des réelles capacités de notre jeune mouvement nous optons pour une posture "messagère" ... c'est à dire que nous excluons la rédaction d'un programme classique et espérons tout au plus une tribune avec un peu d'audience. Mais nous avons la conviction profonde du bien-fondé et de la nécessité d'une langue commune fédérale (non-nationale) pour l'Europe comme préalable et priorité à toute nouvelle évolution démocratique.


ClemsPolitique- Pourquoi cette candidature ?

Précisément pour porter ce message d'une possible solution, différente de celle de la techno-structure actuelle qui denie la validité de l'esperanto en imposant son mode de communication privilégié, discriminatoire et hégémonique. Un risque dont nous voulons rendre compte tout en proposant une alternative. Nous visons donc un champ de liberté d'expression qui fonde jusrtement la raison d'être du suffrage universel.


ClemsPolitique- Pouvez-vous nous expliquer où vous situez-vous sur l'échiquier politique français ?

C.Garino- Très franchement personnellement nul part désormais. Quant à l'esperanto, dont l'esprit de partage justifie ma démarche, il appartient à tous ceux qui s'en emparent pour s'en servir et partager leur richesse commune. Je sers une cause, celle d'une Liberté aussi vraie que possible et c'est déjà beaucoup. Je suis libre de toute appartenance partisane.


ClemsPolitique- Combien de signature d'élus avez-vous déjà obtenue et comment comptez-vous obtenir les autres signatures ?

C.Garino- Parlons de promesses car rien n'est joué jusqu'au dernier moment. Disons une trentaine de signatures et le double de soutiens engagés. Mais la partie est difficile que ce soit par courriel dont dispose seulement une minorité de mairies, ou par courrier qui nécessite des fonds que nous n'avons pas. C'est l'occasion d'appeller les bonnes volontés à la rescousse ...


ClemsPolitique- Quel score esperez-vous faire ?

C.Garino- Le score? parlons plutôt d'objectif pour le moment et c'est comme je viens de l'évoquer de parvenir à sensibiliser les Grands Electeurs. Si par miracle 500 signatures étaient obtenues, et avec elles le droit de s'adresser à la Nation ... alors ça pourrait être "un peu plus que moins"!


ClemsPolitique- D'après vous qui sera le ou la prochain(e) président(e) de la république ?

C.Garino- Je ne suis pas devin mais vu le contexte j'aime à croire qu'il puisse y avoir une alternance en faveur de la gente féminine ... Mme Royal a d'ailleurs répondu à ESPERANTO LIBERTE qu'elle prenait en considération notre proposition, même si comme chacun sait "les promesses n'engagent que ceux qui le croient", à droite comme à gauche puisque les uns et les autres obéissent aux mêmes logiques que de notre côtés nous remettons en cause résolument.


ClemsPolitique- Pourriez vous nous donner votre avis sur les 4 grands sujets d'actualité suivants : le CPE, les droits d'auteurs, la grippe aviaire et le Chikungunya ?

C.Garino- 1 ) Le CPE est une "poussée de fièvre sociale" nécessaire dans une socièté qui perd ses repères pour cause d'une évolution qui enlève aux êtres humains leur dignité fondamentale par une stratégie de conditionnement mentale révoltante. C'est un des nombreux symptomes d'une pathologie programmée. Toutefois et malheureusement cela sert aussi médiatiquement à confiner le débat politique hors de certains sujets encore plus cruciaux. Qui par exemple comprend que le système financier mondial n'est qu'une illusion de démocratie publique et que l'ouverture récente par l'Iran d'une bourse du pétrole en euros pourrait être le grain de sable dans la mécanique infernale. Question secondaire?
2 ) Les droits d'auteurs sont un domaine technique que je ne maîtrise pas mais qui sont aussi forcément au carrefour de luttes d'intérêt du même type. Je suis certains que des solutions existent quand les règles du jeu sont bien posées et qu'il y a un arbitrage digne de ce nom. A l'opposé on pourra dire ce qu'on veut mais n'aboutir à rien de tangible et de durable si le mensonge et la manipulation sont devenues une institution. En tout cas c'est tout le champ culturel de la créatiité qui est en jeu alors qu'il est déjà bien mal en point.
3 ) Pour ce qui concerne nos amis les bactéries et les virus, le principal malaise vient peut-être là où on l'attend pas, car beaucoup de "petits citoyens ordinaires" qui ne donnent pas dans le "complotisme" systématique, trouvent un peu bizare la façon dont se déroulent ces scénarios (la liste est longue). Et nous ne sommes pas sans savoir à quel point l'industrie chimico-pharmaceutique est devenu un des élements les plus stratégiques de la prise de pouvoir global contre laquelle Eisenhower lui-même nous mettait en garde dès 1961. Il serait un peu naïf de ne pas considérer combien l'information est devenue délétère et quels sont les véritables enjeux qui se nouent actuellement sur cette planète. Encore une fois notre principe est la transparence en matière de communication d'information au sens le plus large qui soit. A partir de la la nous sommes confiants dans la capacité des sociétés de gérer la Démocratie. Mais sans cette condition l'avenir parait bien hypothéqué !


ClemsPolitique- Bonne chance pour 2007 !

C.Garino- Merci aurevoir
Par Jérémy Bizet
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Dimanche 24 décembre 2006
http://www.electeur2007.com

Vous êtes candidat à l'élection du Président de la République. Or, en France, pour devenir président, il faut de l'argent, beaucoup d'argent. Il faut pouvoir financer sa campagne électorale...

En France, pour devenir le Président de la République, il faut dépenser environ 20 millions d'euro. Ce montant est fixé par la Loi qui détermine, entre autres, le plafond de dépenses électorales à 14.796.000 euro pour les candidats au premier tour et à 19.764.000 euro pour chacun des candidats présents au second tour (montants appliqués en 2002).

C'est ainsi, et pour citer seulement comme exemples, lors de l'élection présidentielle de 2002, M Jacques Chirac, à cette époque candidat comme vous, a fait un "apport personnel" de 9.882.000 euro et a bénéficié des "dons de personnes physiques" pour 4.326.835,11 euro. M. Jean-Marie le Pen a fait un "apport personnel" de 10.430.036€ et a bénéficié des dons de personnes physiques de 53.638,72€. M Lionel Jospin a fait un "apport personnel" de 7.559.000€ et a bénéficié des "dons de personnes physiques" pour 138.899€ (source: Décisions du Conseil Constitutionnel du 26 septembre 2002).

Évidemment, les dépenses de campagne sont remboursés par l'État, sous condition de dépassement de seuil de 5% de votes obtenus au premier tour. Mais, et dans tous les cas, pour "entamer" la campagne, et en attendant des éventuelles remboursements, il faut avancer des montants très considérables. En "clair", pour lancer sa campagne présidentielle, il faut disposer de (beaucoup) d'argent, être capable de réunir des millions d'euro d'avance...

L' "apport personnel" peut provenir d'un prêt bancaire. Tout un chacun peut facilement s'imaginer la difficulté d'obtention d'un "prêt personnel" de, par exemple, 10 millions d'euro, de "sa" banque... Qui est capable d'obtenir un tel "prêt personnel"?


Q1: Dans ces conditions, et selon vous, c'est le banquier qui décide qui peut et qui ne peut pas se présenter à l'élection présidentielle? La sélection des candidats serait donc, et tout d'abord, l'œuvre des banquiers?
Q2: Vous, comment financez vous votre campagne électorale? De combien disposez vous actuellement pour effectuer ce fameux "apport personnel du candidat"?
Q3.: Quelles sont les sources et origines de votre "apport personnel du candidat"?
Q4.: Pouvez vous nous présenter un plan de financement prévisionnel de votre campagne, en détaillant notamment la colonne "recettes"?
Q5.: En général, de combien, selon vous, il faudrait « idéalement » disposer pour mener à bien une campagne d'une telle importance? Le plafonnement actuel est, selon vous, suffisant? Quelles devraient être les règles de financement de la campagne présidentielle (avance, plafonds, remboursements, collecte de donc etc.) ? Qui devrait y avoir accès, comment et dans quelles conditions?
Q6.: En général, trouvez vous acceptable qu'au XXI siècle, à l'époque de l'Internet, multimédia et de télématique interactive, c'est la loi datée de 1881 (loi sur la liberté de la presse) qui régisse la communication entre les candidats et électeurs? Sont pertinentes, notamment, les limitations de la communication électorale à seulement "deux affiches imprimés sur papier", aux dimensions strictement définies (format 594mm x 841mm et 297mm x 420mm, "à quelque millimètres prés"), collées seulement sur les panneaux des mairies? Pour vous, un seul envoi d'un seul "texte sur feuillet double" est-il suffisant pour communiquer avec vos électeurs? Ces lois et règlements sont t'ils adaptées au monde "communiquant" actuel (et notamment audiotel, SMS, Internet etc.)?
Q7: Approuvez-vous l'interdiction de "tout affichage et de tout procédé de publicité commerciale par voie de presse ou par tout moyen de communication audiovisuelle" et l'interdiction formelle d'utilisation des moyens modernes comme "numéro d'appel téléphonique ou télématique gratuit"?
Q8: Proposez-vous des reformes du code électoral ou le système actuel vous convient?

Question posée le 22/11/2006


Réponse :

Parlons donc de choses qui fâchent ! Argent ! Comment diable les candidats, des plus nantis aux plus démunis vont t-ils tirer leur épingle ? La transparence est-elle vraiment crédible par les temps qui courent alors que l'Etat même se fait rappeler à l'ordre sur sa façon de présenter ses budgets ? La "moralisation" de la vie politique a t-elle survécu à son accouchement dans les douleurs de l'auto-amnistie des années 90, avec comme seul argument que le Parlement allait être vidé de ses locataires en cas de sanction normale ? Le retour du moral sans doute, de la morale c'est moins sûr.

Vous prendrez bien un petit audit sur le trou du Crédit Lyonnais ou carrément l'explication intégrale de la dette nationale !? Non !? Bon, soyons sérieux, c'est à dire ne parlons pas des paradis fiscaux, des comptes qui n'existent pas chez Clearstream et des lourds bilans de nos amis de l'UBS ou d'ailleurs, d'ailleurs ! Wall- Street est juste une galerie marchande en comparaison de ce qui se passe en sous-sol ! Et si vous ne respectez pas la nouvelle loi sur la parité, même pas grave, vous pouvez acheter ce droit à coup de millions d'€ comme d'autres achètent des permis de polluer. Décidément l'ingénierie financière n'a pas de mystère pour les grands de ce monde!

Bref, et nous là-dedans ? Ben, "rien à déclarer" ou du moins pas grand chose. On mise quelques économies à la petite semaine et de temps en temps tombe un don plus significatif qui permet de faire tourner la maison et d'expédier quelques courriers aux maires pour remplir au moins cet objectif de sensibilisation que nous nous sommes fixés studieusement. Quelques petits milliers d'€ dans le meilleur des cas jusqu'à là. Mais on ne désespère pas de voir venir sur son cheval blanc un justicier de service qui rétablisse un semblant d'équité dans ce marécage où les crocros ont les crocs !

Mais que fais la Police ? Et bien il faudrait sans doute méditer sérieusement le sujet et trouver les formules assez magiques pour redonner un peu de décence à cette bataille pas bien rangée. Je n'ai pas de solution clé en main, mais la question des signatures et donc des contacts municipaux qui leurs sont liés, pose effectivement pour les petites formations, un vrai défi budgétaire. Au minimum on peut aider tous les partis à passer cet obstacle décisif pour leur crédibilité. Ceci à partir d'une reconnaissance dont il faut définir les termes, sans doute par la caution d'un nombre significatif de citoyens (et pas forcément d'adhérents), en faveur de tel ou tel mouvement. Et à partir de là donner à ces formations, les moyens techniques ou financiers pour se médiatiser. Tu rêves ! Effectivement...

De même, comme le faisait remarquer une adolescente (la vérité sort de la bouche des grands enfants), le système de défiscalisation est inutilement complexe et pourrait être simplifier en versant librement une somme de base sur laquelle l'Etat ajouterait aussitôt, (sur justificatif, chèque ou autre) les 66% dus par la loi. Cela permettant entre autre à ceux qui ne payent pas d'impôt de ne pas être exclus de ce système, évidemment. Merci pour eux et aussi pour nous.

Pour le reste, on peut donc rêver quand on constate que la fortune personnelle joue un rôle décisif et qu'à défaut de gagner au loto (1 chance sur quelques millions quand même !) mieux vaut être bien né ou bien patronné ... Ah les parrains "y'a qu'ça de vrai" ! Et bien, que les dons d'entreprise ne doivent plus montrer leur nez, rien n'empêche les faux nez on s'en doute ! A commencer par ceux des médias passés maîtres en la matière, puisqu'un journaliste aux ordres est un journaliste pas forcément heureux, mais sûrement plus tranquille ! Et si les comptes de billets sont "capitaux", n'oublions pas que ce sont les comptages de bulletins qui sont essentiels, et que pour commencer, il est inacceptable que les bulletins blancs déposés librement dans les urnes, en ressortent transparent aux yeux de Marianne ! Une façon bien négligée de prendre les électeurs pour ce qu'ils ne souhaitent pas être ( !). Une patience qui a ses limites par la force des choses !
Par Jérémy Bizet
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Dimanche 24 décembre 2006
Q.: Envisagez-vous une reforme constitutionnelle introduisant l'élection des juges ou êtes vous en faveur du maintien du système actuel ? Faut-il faire de la magistrature un véritable «troisième pouvoir» légitime, en asseyant la fonction du juge sur l'élection populaire ?

Q.: Vaut-il mieux faire dépendre la Justice du contrôle démocratique ou voulez-vous maintenir le système actuel de l'«autorité judiciaire», avec contrôle exercé par le seul Conseil Supérieur de la Magistrature?

Q.: Proposeriez-vous le renforcement de la responsabilité personnelle (et pas seulement disciplinaire) du juge ?


Réponse

L'indépendance de la Justice: on en arrive logiquement à elle puisqu'on aimerait qu'elle soit en dernier recours la «science du vrai» en soi et donc de l'équité pour tous.
Ce ne sont pas les idées et qui manquent mais peut-être l'esprit!

Déjà, comment accepter que le pouvoir de l'argent, d'où qu'il vienne, puisse jamais régner en maître sur le discernement de la sagesse et de la raison ? Et par ce travers, une fois de plus, voir le règne inique des puissants établir leur loi au dessus des lois ?

La justice, centre absolu du système républicain, non seulement doit avoir une indépendance clairement définie aux yeux des citoyens, mais doit parallèlement avoir une fonction entièrement dédiée au service public, plus que n'importe quelle autre, y compris sans aucun doute le travail de plaidoirie des dits avocats.

Voilà le cœur de la réforme qui pourrait amener tout l'édifice sociétal à se régénérer grâce à la confiance retrouvée dans ses réseaux institutionnels dont cette justice est l'emblème.

En autre cas, les méandres des promesses déçues continueront de tromper les espérances sans fin des foules soumises. Ceux qui s'accaparent encore l'énergie de ces foules éperdues en défendant le droit dur et froid d'une justice figée dans ses privilèges désuets, y voient leur intérêt immédiat mais doivent aussi comprendre qu'il sera bientôt temps de libérer ce champ.

Pas question pour autant de sombrer sous les sirènes des mœurs anglo-saxons type US, dont les machinations dans les épisodes électoraux récents, ou le caractère morbide et aléatoire des condamnations à mort, montrent les limites évidentes à réprouver.
Par Jérémy Bizet
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Dimanche 24 décembre 2006
Voici les questions posées aux candidats à l'investiture du PS lors du débat télévisé du 17 octobre 2006. Nous donnons la possibilité à tous les autres candidats de répondre aux mêmes questions :

Être candidat. Pourquoi souhaitez vous être candidat à la Présidence de la République?

Diagnostique sur l'état de la France. Il y a ceux qui disent que ça va mieux, ceux qui dépeignent la situation en noir. Ou est-ce que vous vous situez?

Croissance. On dit qu'elle repart (autour de 2.4%, la moyenne d'Europe). Qu'est qu'il vous permet de croire que vous pouvez faire mieux et surtout, à quel rythme? La croissance plus forte - est elle possible, comment? (NDLR - question subsidiaire electeur2007.com: croyez vous que la "croissance" est une "nécessite inévitable", dogme inébranlable? La croissance conditionne le "bien être" des nations? Pourquoi?)

Mondialisation - délocalisations. La mondialisation est un fait, elle entraîne parfois des délocalisations. Est qu'il faut vouloir à tout prix les éviter?

Pouvoir d'achat. L'attachement aux 35h ne bute pas t'il sur un slogan "les Français ont envie de travailler plus pour gagner plus"? Comment calculer le "pouvoir d'achat" et l'indice de coût de la vie"?

Énergie. Proposez-vous la reconstitution d'un pôle EdF / GdF totalement public ? On le sait, rien que la ré-nationalisation d'EdF coûterait à peu près 15 milliards d'euro. Est-ce que c'est réaliste?

Inégalités. Inégalités salariales ou sociales entre les femmes et les hommes (en gros 25% d'écart). Est que c'est rattrapable dans un délai raisonnable? Est que c'est l'État qui peut le décider?

Retraites. Prévoyez-vous d'abroger la loi Fillon? Par quoi vous la remplacez? En faisant cela, on n'irait pas à contre courant de ce qui existe dans d'autres pays européens? Si vous êtes élu, vous vous emparez des régimes spéciaux ou c'est un "sujet tabou"? Et le problème de l'harmonisation européenne (aujourd'hui en Allemagne on est plutôt à 67 ans qu'à 60...)

Santé. Avec les réformes qui sont en cours les choses s'améliorent. Le déficit de notre Système de Santé diminue. Faut-il "détricoter" ce qu'à fait la réforme Douste-Blazy?

Cohésion sociale. Le volet logement du plan de cohésion sociale de Jean Louis Borloo c'est l'augmentation du nombre des logements sociaux, rénovation urbaine, l'accession à la propriété. Rejetez-vous en bloc tout ce qui a été fait ou vous faites la part de choses sur ce bilan Borloo?

Droit au logement. Les jeunes, les personnes âgées ont beaucoup des problèmes pour se loger dans le secteur privé. Il y a t'il un moyen pour réguler ce marché de l'immobilier privé?


Réponse :

Je suis candidat a la Présidence de la République simplement pour porter une parole qui mérite un tel investissement personnel et pallier au silence qui condamne tout ce qui dérange "l'establishment".

1. Etre candidat.

Je suis candidat a la Presidence de la Republique simplement pour porter une parole qui mérite un tel investissement personnel et pallier au silence qui condamne tout ce qui dérange "l'establishment". Et la question d'une langue commune du type de l'Esperanto est un défi évident à la techno-structure.

2. Diagnostic sur l'etat de la France.

La situation est à recadrer au plan international en dehors duquel le discours n'a aucun relief. Il ne s'agit donc plus d'un natiocentrisme désuet et démagogue mais d'une prise de responsabilité planétaire consciente et grave compte tenu des réalités politiques, économiques et écologiques.

3. Croissance.

La croissance comme le progrès sont des mythes modernes au service du capital captif sur la base du monopole financier et monétaire instauré au fil des siècles par ces "dynasties privatives" illégitimes qui règnent désormais. L'usure et l'endettement qu'elles sécrètent tissent leur toile pour asservir les Etats comme les particuliers à travers le dogme fatal des intérêts. C'est un piège qui s'est refermé mais dont nos sociétés doivent se libérer pour s'émanciper des idéologies de mort et de guerre qui se prolongent avec une politique de chaos et de souffrance pour horizon.

4. Mondialisation.

Ceci explique cela. La gestion de la pénurie et l'exploitation de la mise en concurrence des forces du travail permet de vendre ce fatalisme quotidien via des élus aux ordres, nourris de corruption ou de menaces de rétorsion selon. C'est l'habillage basique du spéculateur qui cache son esclavagisme derrière une réthorique économico-scientiste. Comment une telle ineptie conceptuelle peut-elle survivre? C'est bien là la question!

5. Pouvoir d'achat

La masse monétaire est une illusion techniciste. Seule compte la production de richesse et sa répartition programmée dans un espace de flux raisonnable, fonction des investissements humains et des résultats qualitatifs. C'est parce qu'on débride le système sous prétexte de liberté que la folie avide des prédateurs condamne alors les gens ordinaires à la soumission obséquieuse, simplement parce qu'une idéologie de race ou d'identité pretend à la supériorité des uns sur les autres. Tous les complices de telles croyances portent la responsabilité directe des conséquences que ces politiques occasionnent.

6. Energie, privatisations.

C'est un peu comme demander à quelle sauce nous aimerions que les géants prêts à nous avaler, "nous accomodent" dans leur cuisine. Comme si la priorité au moment où la maison brûle était de savoir en quelle couleur on allait la repeindre ... Amuser le peuple en lui faisant croire qu'il participe à des débats notoires pour son avenir pour mieux le détourner des problèmes essentiels est une technique éprouvée par les instances de désinformation. D'ailleurs l'EDF civilo-nucléaire n'est-il pas déjà le chantre de l'écologie? en plus!

7. Inegalites.

L'Etat pour échapper au scandale pourrait commencer par interdire à l'UMP ou au PS en tête "d'acheter" leur droit à la non-parité en n'acceptant pas le paiment d'amendes faramineuses pour droit à désobéissance. Et cela quels qu'en soient les prétextes puisque la loi est écrite. Un peu à la manière dont on achète des permis de polluer à défaut de respecter ces malheureux accords de Kyoto, n'est-ce pas? D'ailleurs l'Etat ne serait-il pas à vendre?

8. Retraites.

Certes la coopération européenne est aussi un piège potentiel selon qui commande quoi. Et pour le moment ce n'est certes pas le peuple qui gouverne. D'où la nécessité de lui en redonner les moyens par l'outil de communication indispensble qui lui manque: une langue commune fédérale et neutre. Dès leur la question est simple, c'est celle du partage du travail en libérant progressivement du temps aux "anciens" et en amenant progressivement les jeunes à l'emploi. Les salaires sont de toute façon réinvestis dans les circuits économiques. Il suffit à l'inverse de court-circuiter les investisseurs spéculatifs monopolistiques. C'est à cause de cette crainte que le grand capital prétend absorber la capacité de décision en Europe. Mais ça ... ce ne sera pas possible sans que tout l'édifice ne s'écroule. Et la politique du pire n'y changera rien.


9. Santé.

Ce qu'il faudra remettre à plat c'est l'ensemble du système de participation investissement/profit dans cette fosse financière où s'ébattent les plus acharnés des opportunistes. Avec souvent la complicités des techniciens qui mangent les miettes qui tombent. Car de toute façon le service rendu est presque inverse au sacrifice consenti par les gens dont c'est l'argent ... qui leur manque régulièrement pour vivre dignement.

10. Cohesion sociale.

Mr Borloo semble être un homme sincère mais qui aurait de mauvaises fréquentations. On ne peut faire du neuf avec du vieux et toute la stratégie urbaine est à repenser, encore faut-il vouloir rendre au peuple ce qui lui revient de droit. Et qui n'a aucune chance de lui revenir de droite, pas même de gauche à cette heure.

11. Droit au logement.

C'est peu de le dire mais les besoins des investisseurs sont tellement plus prioritaires. Sans compter que la tension sociale est aussi une stratégie éprouvée pour maintenir et justifier les politiques d'ordre et de réaction, c'est vrai à toutes les échelles. Iznogud notre calife en est la parfaite illustration... aurait dit Voltaire!
Par Jérémy Bizet
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Dimanche 24 décembre 2006
Q.: Votre analyse de la situation: causes et issues possibles?

Q.: Quelles sont vos propositions pour éviter à notre pays l'éclatement d'une nouvelle insurrection, un nouvel "état de guerre"?

Q.: Que diriez-vous à Tariq Kadi qui demande "ou dois-je aller"?

Q.: Reprenant l'expression de Chef d'Etat, comment pensez vous résoudre cette "crise de sens, crise de repères, crise d'identité"? Comment "vivre ensemble les valeurs de la République"?

Réponse :

De voir ce gâchis, ça fout le blues! Difficile pour autant de s'en tenir là. Force est de constater que les amalgames en tous genres demeurent la recette idéale pour semer la discorde...

Certains comme Christian Cotten et son mouvement Politique de Vie, vont même plus loin et osent dire ce que beaucoup pressentent, à savoir l'instrumentalisation du malaise inhérent aux banlieues, pour nourrir la démagogie des enjeux électoraux. Ce qui le mènera tout droit à la 17ème chambre correctionnelle en février 2006 : http://politiquedevie.net/Etats-Unis/NicolasSarkozycoupdetat.htm

Comment imaginer autre chose quand on a vu le climat se dégrader au fil des ans et que de toute façon il faut se rendre à l'évidence que le système auquel nous participons a pour logique de produire de la misère et de mettre en compétition les citoyens grâce à elle. Ainsi l'Ordre toujours nouveau peut s'ériger dans la légitimité de la nécessité. Aveugles, et complices malgré eux, les électeurs achetés quand ils ne sont pas vendus, se perdent dans le dédale des manipulations médiatiques servies au quotidien.

Ce qui se passe dans les ghettos US serait-il un modèle pour Iznogoud, le vizir qui prend ses ordres chez le calife de Washington ou chez celui de Tel-Aviv. Et d'ailleurs, les implications géostratégiques de cette affaire émeutière seraient-elles si saugrenues quand il est si simple de faire feu de tout bois ? Des clubs influents très privés ne financent-ils pas toujours et encore les meilleurs candidats européens potentiels aux postes de responsabilité ? L'argent n'a pas d'odeur comme on sait ! Et puis, la guerre des civilisations a besoin de démonstration concrète pour devenir un dogme acceptable. "Diviser pour régner" reste l'enfance de l'art et les nationalismes mélangés aux identités religieuses sont le mélange le plus explosif que l'on connaisse, sur fond d'apocalypse sociale. La loi du terrorisme ambiant, que dis-je prégnant, sert de clone et de drone au néo-libéralisme version Armagedon. Pendant ce temps on occupe le terrain et tous les soirs les JT nous font une flambée comme en écho à la lointaine Bagdad où à une autre échelle les attentats sur commande succèdent aux attentats. A qui profite le plus le crime en fin de comptes?

Dans cet étrange théâtre d'ombres aux coulisses aussi sombres que cyniques, Bouna et Zyed sont des acteurs malgré eux, tout comme l'ensemble des communautés qui peuplent ces cités, à l'exception sans doute de quelques malveillants qui ne perdent rien pour attendre. Et tous les médiateurs du monde, et tous les CRS aussi, à ce jeu là, risquent de ne pas retrouver leurs petits. Car c'est une fois de plus d'économie dont il faut parler, et puisque le retard cumulé à conduit au désastre, il ne reste qu'à rattraper le temps perdu et donc à investir en masse. Ce qui au passage fournira du travail, donc de la consommation et des taxes etc. Bref c'est impossible, y'a pa'd'sous ! Parce que notre pauvre pays croule sous les dettes et que le peu qu'on épargne est censée les combler : arnaque suprême. Parce que les créanciers sont avant tout des pirates de la finance qui depuis trop longtemps usurpent le droit de créer du crédit sur le dos des États qu'ils ont réussi à circonvenir. Et personne n'ose dire l'évidence de cette terrible stratagème à partir duquel la manipulation générale devient un jeu d'enfant.

Des enfants, c'est comme cela qu'on traite les citoyens, avec en prime un soupçon sado-maso confirmé et qui semble suffisant pour tenir tout le monde en respect.

Respect ? Vous avez dit respect ? C'est justement de ça qu'on veut; nous les banlieues ! De la dignité par le travail ! On est prêt à tout donner pour ça, comme ceux qui continuent à miser leur vie en migration impossible. Cette vie qu'ils donnent pour se sauver ! Se sauver de l'enfer que l'ordre international leur a forgé au fil des siècles, et ce n'est pas un regard furtif sur ces « Indigènes » qui va changer grand chose. Triste de devoir s'honorer du sang versé pour un maître inique dans une guerre-mensonge où le méchant est justement financé par ceux qui se présentent comme les libérateurs. Et tant de victimes physiques et morales !

Du moral on en a, puisque c'est tout ce qui nous reste, teinté de haine et de colère que nous essayons d'endiguer tant bien que mal, même quand ça fait mal.

Alors maintenant on fait quoi ?
Par Jérémy Bizet
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