Vendredi 23 février 2007

In gold we trust

Réponse à : http://blogelec2007.blogspot.com

Pouvoir d'achat, salaire, revenus ? Disons richesses, travail, partage ..
Difficile d'harmoniser tout ça, que l'on vive en tribu ou dans notre « système-monde ». Cela dépend des ressources et de leur gestion, de la capacité humaine et technologique du moment, des modes de production et de consommation, et enfin de la répartition et du réinvestissement. Cela relève du génie d'équilibre et de perspicacité de l'état d'esprit présidant à la régulation, la planification et l'anticipation

Un jeu d'enfant si la bienveillance y préside, comme nous y invite l'article 1° de la DDHC (Déclaration des Droits de Humains et Citoyens) mais un champ d'horreur quand l'illusion matérialiste de l'acaparation se rend maître de l'instinct. Entre les deux nous y voilà ! et là hélas ... ça craint ! Dans un monde d'abondance potentielle, éden conceptuel où la nature s'offre aux dignes humains, l'exploit a été d'ériger l'esclavage en principe et la violence en morale. A commencer par le monde socio-professionnel justement, source des biens à défaut du bien.

La loi du nombre et du territoire, de l'espace vital et de l'ethno-race qui l'occupe, de la propriété et du pouvoir usurpé, suffit-elle à justifier l'injustifiable ? Faut-il y ajouter ce soupçon d'animalité blafarde d'une pulsion érotico-sadique qui fait de l'espèce homo un peu sapiens, le prototype de la perplexité ? Le crime économique et écologique est-il moins cruel quand ses auteurs paraissent invisibles et inconscients, en tout cas intouchables ?

De plus cette prédation-déprédation est celle d'un système qui s'autoproclame « libéral » mais se drape dans une antithèse marxisante pour voiler sa crainte panique de toute transcendance, confondant habilement religion et spiritualité. Nous refusons une telle duperie qui fait tourner en rond des foules abêties autour de concepts stériles. Il ne s'agit même plus de changer les mentalités qui sont éternellement celles d'êtres créés et programmés selon leur nature vivante, mais de les libérer par émancipation si ce n'est par anticipation.

Ce monde est comme nous le regardons et c'est de dedans que nous pourrons trouver la force d'un regard différent, capable de maîtriser cette violence induite qui donne à nos économies une odeur de désespérance et de chaos sur lequel des colonies d'usurpateurs opportunistes savent faire leur nid. Il n'y a de problème que notre lâcheté individuelle et collective à jouer de compromission pour au final devenir les esclaves consentants d'un système qui nous détruit par le mépris.

En cela la question des salaires et du pouvoir d'achat ne sont que les épiphénomènes de ce mythe moderne que nous appelons progrès-croissance et dont les règles jamais énoncées et toujours falsifiées constituent le carcan dont nous sommes les victimes. Une matrice qui ne dit pas son nom et dont il est maintenant urgent de se libérer. Pour rendre cette parole créatrice nous savons pour notre part, que la diffusion d'une langue comme neutre comme l'Esperanto est un élément décisif dans ce parcours d'obstacle chronométré puisque l'échéance de la crise environnementale est maintenant à notre porte.

Kristian GARINO 23 février 2007

Par Kristian - Publié dans : Interviews
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