Dimanche 24 décembre 2006
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Salutations,
"... Nous sommes tous actuellement bien conscients que les grands équilibres économiques et écologiques de notre planète sont menacés ..." c'est ainsi que dès l'été 2005 je commençais ma lettre aux maires et grands électeurs (voir www.esperanto-liberte.com) dans la perspective de la Présidentielle de 2007. Mais ce diagnostic justifie à mes yeux un remède prioritaire pour redonner aux citoyens une vraie capacité de responsabilité au moyen d'une communication libre et généralisée que seul un vecteur linguistique spécifique peu rendre effective.
Ne réussissant pas à obtenir une réponse personnelle ou de votre fondation sur ce point particulier, j'opte logiquement pour la démarche de la lettre ouverte qui permettra à chacun de se faire une idée sur la question. Je ne peux nier le fait que votre entrée en campagne est une chance inespérée, car il fallait de toute urgence et de façon sincère montrer et démontrer à quel point la situation exige une mobilisation globale pour réformer l'ensemble de nos réseaux sociaux et du système économique qui les génère.
Cependant, si j'apporte mon soutien moral au pacte envisagé, dont je comprends l'intérêt et la stratégie, je n'en serai pour l'heure pas signataire du fait qu'il lui manque justement divers aspects essentiels qui le condamnent à terme, du fait de la gravité des défis à relever et de la duplicité naturelle des élus dont il faut prendre la mesure exacte sans naïveté. Eux-mêmes sont les victimes consentantes d'un jeu où la prédation fait loi et dont personne ne sort indemne. C'est là qu'est le véritable paradigme en mutation car derrière la façade de nos Républiques règnent divers organismes parasitaires.
En ce sens, les évolutions techniques en elles-mêmes risquent de n'être que les leurres d'un progrès illusoire si elles ne s'accompagnent pas d'une émancipation authentique du cœur et de l'esprit. Ce qui ne peut se résumer à un discours de bonne intention, enraciné dans la peur que savent si bien exploiter les experts de la prédation. Ce qui est aujourd'hui indispensable à la liberté, n'est autre que la volonté responsable d'assumer le poids de la réalité, présente, passée et à venir !
Pour cela, notre première proposition est de généraliser officiellement l'accès à l'usage d'une langue commune neutre fédérative en Europe avant de la partager avec le reste du monde. L'Espéranto est le modèle abouti et fonctionnel qui correspond le mieux à cet objectif non négociable : donner à une large majorité de citoyens la capacité d'échanger et d'œuvrer librement. Cela pose évidemment un problème à "l'establishment international" qui préfère pour l'heure contrôler les flux d'information en posant et imposant la langue anglaise comme totem avec les tabous que cela sous-entend.
La seconde, qui dans le même esprit de transparence lui est corrélative, est de remettre en débat la gestion de l'ordre monétaire et financier qui au fil des siècles et dès l'avènement de l'économie marchande, s'est vu confisqué par des "sphères privatives non légitimes" au dépend de la souveraineté des Etats et donc des citoyens. Cette remarque a valeur bien sûr si ces Etats répondent à tous les critères sensés définir une Démocratie, ce sur quoi il convient aussi de réfléchir. Sans canaliser cette énergie qui est celle du travail des hommes, la guerre restera un emblème et le problème.
Enfin et pour limiter la perspective à trois points, il est évident que les monopoles d'information tels qu'ils se sont constitués à l'échelle mondiale, sont devenus des monstres idolâtres qui oblitèrent l'intelligence en prétendant la cultiver. Nous savons tous à quel point les puissants ont besoin de maîtriser l'histoire, la petite comme la grande, pour maintenir leurs prérogatives, et qu'aucune limite ne tient face à leur implacable, discrète et fallacieuse détermination. Ce n'est pourtant qu'en modifiant également ce cap, fatal à la science et à la conscience, que nous sortiront de l'impasse.
J'espère contribuer ainsi à bien recentrer le débat préalable
grâce auquel les idées puis les actes pourront se mettre en place,
sachant que notre nature nous pousse à l'éveil sous la pression
et que les crises qui clairement se profilent désormais
sont aussi la chance de notre libération.
Christian Garino
Par Jérémy Bizet
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Publié dans : Actualité
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