Dimanche 24 décembre 2006
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Q.: Envisagez-vous une reforme constitutionnelle introduisant l'élection des juges ou êtes vous en faveur du maintien du système actuel ? Faut-il faire de la magistrature un véritable «troisième pouvoir» légitime, en asseyant la fonction du juge sur l'élection populaire ?
Q.: Vaut-il mieux faire dépendre la Justice du contrôle démocratique ou voulez-vous maintenir le système actuel de l'«autorité judiciaire», avec contrôle exercé par le seul Conseil Supérieur de la Magistrature?
Q.: Proposeriez-vous le renforcement de la responsabilité personnelle (et pas seulement disciplinaire) du juge ?
Réponse
L'indépendance de la Justice: on en arrive logiquement à elle puisqu'on aimerait qu'elle soit en dernier recours la «science du vrai» en soi et donc de l'équité pour tous.
Ce ne sont pas les idées et qui manquent mais peut-être l'esprit!
Déjà, comment accepter que le pouvoir de l'argent, d'où qu'il vienne, puisse jamais régner en maître sur le discernement de la sagesse et de la raison ? Et par ce travers, une fois de plus, voir le règne inique des puissants établir leur loi au dessus des lois ?
La justice, centre absolu du système républicain, non seulement doit avoir une indépendance clairement définie aux yeux des citoyens, mais doit parallèlement avoir une fonction entièrement dédiée au service public, plus que n'importe quelle autre, y compris sans aucun doute le travail de plaidoirie des dits avocats.
Voilà le cœur de la réforme qui pourrait amener tout l'édifice sociétal à se régénérer grâce à la confiance retrouvée dans ses réseaux institutionnels dont cette justice est l'emblème.
En autre cas, les méandres des promesses déçues continueront de tromper les espérances sans fin des foules soumises. Ceux qui s'accaparent encore l'énergie de ces foules éperdues en défendant le droit dur et froid d'une justice figée dans ses privilèges désuets, y voient leur intérêt immédiat mais doivent aussi comprendre qu'il sera bientôt temps de libérer ce champ.
Pas question pour autant de sombrer sous les sirènes des mœurs anglo-saxons type US, dont les machinations dans les épisodes électoraux récents, ou le caractère morbide et aléatoire des condamnations à mort, montrent les limites évidentes à réprouver.
Par Jérémy Bizet
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Dimanche 24 décembre 2006
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2006
14:04
http://www.electeur2007.com
Vous êtes candidat à l'élection du Président de la République. Or, en France, pour devenir président, il faut de l'argent, beaucoup d'argent. Il faut pouvoir financer sa campagne électorale...
En France, pour devenir le Président de la République, il faut dépenser environ 20 millions d'euro. Ce montant est fixé par la Loi qui détermine, entre autres, le plafond de dépenses électorales à 14.796.000 euro pour les candidats au premier tour et à 19.764.000 euro pour chacun des candidats présents au second tour (montants appliqués en 2002).
C'est ainsi, et pour citer seulement comme exemples, lors de l'élection présidentielle de 2002, M Jacques Chirac, à cette époque candidat comme vous, a fait un "apport personnel" de 9.882.000 euro et a bénéficié des "dons de personnes physiques" pour 4.326.835,11 euro. M. Jean-Marie le Pen a fait un "apport personnel" de 10.430.036€ et a bénéficié des dons de personnes physiques de 53.638,72€. M Lionel Jospin a fait un "apport personnel" de 7.559.000€ et a bénéficié des "dons de personnes physiques" pour 138.899€ (source: Décisions du Conseil Constitutionnel du 26 septembre 2002).
Évidemment, les dépenses de campagne sont remboursés par l'État, sous condition de dépassement de seuil de 5% de votes obtenus au premier tour. Mais, et dans tous les cas, pour "entamer" la campagne, et en attendant des éventuelles remboursements, il faut avancer des montants très considérables. En "clair", pour lancer sa campagne présidentielle, il faut disposer de (beaucoup) d'argent, être capable de réunir des millions d'euro d'avance...
L' "apport personnel" peut provenir d'un prêt bancaire. Tout un chacun peut facilement s'imaginer la difficulté d'obtention d'un "prêt personnel" de, par exemple, 10 millions d'euro, de "sa" banque... Qui est capable d'obtenir un tel "prêt personnel"?Q1: Dans ces conditions, et selon vous, c'est le banquier qui décide qui peut et qui ne peut pas se présenter à l'élection présidentielle? La sélection des candidats serait donc, et tout d'abord, l'œuvre des banquiers?
Q2: Vous, comment financez vous votre campagne électorale? De combien disposez vous actuellement pour effectuer ce fameux "apport personnel du candidat"?
Q3.: Quelles sont les sources et origines de votre "apport personnel du candidat"?
Q4.: Pouvez vous nous présenter un plan de financement prévisionnel de votre campagne, en détaillant notamment la colonne "recettes"?
Q5.: En général, de combien, selon vous, il faudrait « idéalement » disposer pour mener à bien une campagne d'une telle importance? Le plafonnement actuel est, selon vous, suffisant? Quelles devraient être les règles de financement de la campagne présidentielle (avance, plafonds, remboursements, collecte de donc etc.) ? Qui devrait y avoir accès, comment et dans quelles conditions?
Q6.: En général, trouvez vous acceptable qu'au XXI siècle, à l'époque de l'Internet, multimédia et de télématique interactive, c'est la loi datée de 1881 (loi sur la liberté de la presse) qui régisse la communication entre les candidats et électeurs? Sont pertinentes, notamment, les limitations de la communication électorale à seulement "deux affiches imprimés sur papier", aux dimensions strictement définies (format 594mm x 841mm et 297mm x 420mm, "à quelque millimètres prés"), collées seulement sur les panneaux des mairies? Pour vous, un seul envoi d'un seul "texte sur feuillet double" est-il suffisant pour communiquer avec vos électeurs? Ces lois et règlements sont t'ils adaptées au monde "communiquant" actuel (et notamment audiotel, SMS, Internet etc.)?
Q7: Approuvez-vous l'interdiction de "tout affichage et de tout procédé de publicité commerciale par voie de presse ou par tout moyen de communication audiovisuelle" et l'interdiction formelle d'utilisation des moyens modernes comme "numéro d'appel téléphonique ou télématique gratuit"?
Q8: Proposez-vous des reformes du code électoral ou le système actuel vous convient?
Question posée le 22/11/2006 Réponse :Parlons donc de choses qui fâchent ! Argent ! Comment diable les candidats, des plus nantis aux plus démunis vont t-ils tirer leur épingle ? La transparence est-elle vraiment crédible par les temps qui courent alors que l'Etat même se fait rappeler à l'ordre sur sa façon de présenter ses budgets ? La "moralisation" de la vie politique a t-elle survécu à son accouchement dans les douleurs de l'auto-amnistie des années 90, avec comme seul argument que le Parlement allait être vidé de ses locataires en cas de sanction normale ? Le retour du moral sans doute, de la morale c'est moins sûr.
Vous prendrez bien un petit audit sur le trou du Crédit Lyonnais ou carrément l'explication intégrale de la dette nationale !? Non !? Bon, soyons sérieux, c'est à dire ne parlons pas des paradis fiscaux, des comptes qui n'existent pas chez Clearstream et des lourds bilans de nos amis de l'UBS ou d'ailleurs, d'ailleurs ! Wall- Street est juste une galerie marchande en comparaison de ce qui se passe en sous-sol ! Et si vous ne respectez pas la nouvelle loi sur la parité, même pas grave, vous pouvez acheter ce droit à coup de millions d'€ comme d'autres achètent des permis de polluer. Décidément l'ingénierie financière n'a pas de mystère pour les grands de ce monde!
Bref, et nous là-dedans ? Ben, "rien à déclarer" ou du moins pas grand chose. On mise quelques économies à la petite semaine et de temps en temps tombe un don plus significatif qui permet de faire tourner la maison et d'expédier quelques courriers aux maires pour remplir au moins cet objectif de sensibilisation que nous nous sommes fixés studieusement. Quelques petits milliers d'€ dans le meilleur des cas jusqu'à là. Mais on ne désespère pas de voir venir sur son cheval blanc un justicier de service qui rétablisse un semblant d'équité dans ce marécage où les crocros ont les crocs !
Mais que fais la Police ? Et bien il faudrait sans doute méditer sérieusement le sujet et trouver les formules assez magiques pour redonner un peu de décence à cette bataille pas bien rangée. Je n'ai pas de solution clé en main, mais la question des signatures et donc des contacts municipaux qui leurs sont liés, pose effectivement pour les petites formations, un vrai défi budgétaire. Au minimum on peut aider tous les partis à passer cet obstacle décisif pour leur crédibilité. Ceci à partir d'une reconnaissance dont il faut définir les termes, sans doute par la caution d'un nombre significatif de citoyens (et pas forcément d'adhérents), en faveur de tel ou tel mouvement. Et à partir de là donner à ces formations, les moyens techniques ou financiers pour se médiatiser. Tu rêves ! Effectivement...
De même, comme le faisait remarquer une adolescente (la vérité sort de la bouche des grands enfants), le système de défiscalisation est inutilement complexe et pourrait être simplifier en versant librement une somme de base sur laquelle l'Etat ajouterait aussitôt, (sur justificatif, chèque ou autre) les 66% dus par la loi. Cela permettant entre autre à ceux qui ne payent pas d'impôt de ne pas être exclus de ce système, évidemment. Merci pour eux et aussi pour nous.
Pour le reste, on peut donc rêver quand on constate que la fortune personnelle joue un rôle décisif et qu'à défaut de gagner au loto (1 chance sur quelques millions quand même !) mieux vaut être bien né ou bien patronné ... Ah les parrains "y'a qu'ça de vrai" ! Et bien, que les dons d'entreprise ne doivent plus montrer leur nez, rien n'empêche les faux nez on s'en doute ! A commencer par ceux des médias passés maîtres en la matière, puisqu'un journaliste aux ordres est un journaliste pas forcément heureux, mais sûrement plus tranquille ! Et si les comptes de billets sont "capitaux", n'oublions pas que ce sont les comptages de bulletins qui sont essentiels, et que pour commencer, il est inacceptable que les bulletins blancs déposés librement dans les urnes, en ressortent transparent aux yeux de Marianne ! Une façon bien négligée de prendre les électeurs pour ce qu'ils ne souhaitent pas être ( !). Une patience qui a ses limites par la force des choses !
Par Jérémy Bizet
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Dimanche 24 décembre 2006
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2006
14:03
Interview pour ClemsPolitique de Christian Garino
ClemsPolitique- Bonjour Monsieur Garino
C.Garino Bonjour
ClemsPolitique- Pouvez-vous nous expliquer votre programme pour 2007 ?
C.Garino- Conscients des réelles capacités de notre jeune mouvement nous optons pour une posture "messagère" ... c'est à dire que nous excluons la rédaction d'un programme classique et espérons tout au plus une tribune avec un peu d'audience. Mais nous avons la conviction profonde du bien-fondé et de la nécessité d'une langue commune fédérale (non-nationale) pour l'Europe comme préalable et priorité à toute nouvelle évolution démocratique.
ClemsPolitique- Pourquoi cette candidature ?
Précisément pour porter ce message d'une possible solution, différente de celle de la techno-structure actuelle qui denie la validité de l'esperanto en imposant son mode de communication privilégié, discriminatoire et hégémonique. Un risque dont nous voulons rendre compte tout en proposant une alternative. Nous visons donc un champ de liberté d'expression qui fonde jusrtement la raison d'être du suffrage universel.
ClemsPolitique- Pouvez-vous nous expliquer où vous situez-vous sur l'échiquier politique français ?
C.Garino- Très franchement personnellement nul part désormais. Quant à l'esperanto, dont l'esprit de partage justifie ma démarche, il appartient à tous ceux qui s'en emparent pour s'en servir et partager leur richesse commune. Je sers une cause, celle d'une Liberté aussi vraie que possible et c'est déjà beaucoup. Je suis libre de toute appartenance partisane.
ClemsPolitique- Combien de signature d'élus avez-vous déjà obtenue et comment comptez-vous obtenir les autres signatures ?
C.Garino- Parlons de promesses car rien n'est joué jusqu'au dernier moment. Disons une trentaine de signatures et le double de soutiens engagés. Mais la partie est difficile que ce soit par courriel dont dispose seulement une minorité de mairies, ou par courrier qui nécessite des fonds que nous n'avons pas. C'est l'occasion d'appeller les bonnes volontés à la rescousse ...
ClemsPolitique- Quel score esperez-vous faire ?
C.Garino- Le score? parlons plutôt d'objectif pour le moment et c'est comme je viens de l'évoquer de parvenir à sensibiliser les Grands Electeurs. Si par miracle 500 signatures étaient obtenues, et avec elles le droit de s'adresser à la Nation ... alors ça pourrait être "un peu plus que moins"!
ClemsPolitique- D'après vous qui sera le ou la prochain(e) président(e) de la république ?
C.Garino- Je ne suis pas devin mais vu le contexte j'aime à croire qu'il puisse y avoir une alternance en faveur de la gente féminine ... Mme Royal a d'ailleurs répondu à ESPERANTO LIBERTE qu'elle prenait en considération notre proposition, même si comme chacun sait "les promesses n'engagent que ceux qui le croient", à droite comme à gauche puisque les uns et les autres obéissent aux mêmes logiques que de notre côtés nous remettons en cause résolument.
ClemsPolitique- Pourriez vous nous donner votre avis sur les 4 grands sujets d'actualité suivants : le CPE, les droits d'auteurs, la grippe aviaire et le Chikungunya ?
C.Garino- 1 ) Le CPE est une "poussée de fièvre sociale" nécessaire dans une socièté qui perd ses repères pour cause d'une évolution qui enlève aux êtres humains leur dignité fondamentale par une stratégie de conditionnement mentale révoltante. C'est un des nombreux symptomes d'une pathologie programmée. Toutefois et malheureusement cela sert aussi médiatiquement à confiner le débat politique hors de certains sujets encore plus cruciaux. Qui par exemple comprend que le système financier mondial n'est qu'une illusion de démocratie publique et que l'ouverture récente par l'Iran d'une bourse du pétrole en euros pourrait être le grain de sable dans la mécanique infernale. Question secondaire?
2 ) Les droits d'auteurs sont un domaine technique que je ne maîtrise pas mais qui sont aussi forcément au carrefour de luttes d'intérêt du même type. Je suis certains que des solutions existent quand les règles du jeu sont bien posées et qu'il y a un arbitrage digne de ce nom. A l'opposé on pourra dire ce qu'on veut mais n'aboutir à rien de tangible et de durable si le mensonge et la manipulation sont devenues une institution. En tout cas c'est tout le champ culturel de la créatiité qui est en jeu alors qu'il est déjà bien mal en point.
3 ) Pour ce qui concerne nos amis les bactéries et les virus, le principal malaise vient peut-être là où on l'attend pas, car beaucoup de "petits citoyens ordinaires" qui ne donnent pas dans le "complotisme" systématique, trouvent un peu bizare la façon dont se déroulent ces scénarios (la liste est longue). Et nous ne sommes pas sans savoir à quel point l'industrie chimico-pharmaceutique est devenu un des élements les plus stratégiques de la prise de pouvoir global contre laquelle Eisenhower lui-même nous mettait en garde dès 1961. Il serait un peu naïf de ne pas considérer combien l'information est devenue délétère et quels sont les véritables enjeux qui se nouent actuellement sur cette planète. Encore une fois notre principe est la transparence en matière de communication d'information au sens le plus large qui soit. A partir de la la nous sommes confiants dans la capacité des sociétés de gérer la Démocratie. Mais sans cette condition l'avenir parait bien hypothéqué !
ClemsPolitique- Bonne chance pour 2007 !
C.Garino- Merci aurevoir
Par Jérémy Bizet
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Dimanche 24 décembre 2006
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2006
14:01
Le 7 novembre, Christian Garino, était l'invité du journal de France 3 Grenoble.
http://esperanto-jeunes.org/article.php3?id_article=219
Par Jérémy Bizet
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Dimanche 24 décembre 2006
7
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2006
14:00
Salutation,
Je ne peux que souscrire des deux mains à ce pacte en théorie ... mais si je suis d'accord sur le diagnostic, je suis sceptique sur le remède que j'estime très incomplet, et pour cette raison, en qualité de candidat, j'ai écrit une lettre à l'adresse de N. Hulot dont je n'ai reçu aucun écho. C'est pour le moins maladroit si ce n'est irresponsable.
Je ferai donc comme à l'habitude, celle d'écrire une lettre ouverte afin que le public juge. Pour l'heure je répète que les chose ne seront pas solutionnées simplement en faisant les gentils ... C'est une bataille contre le "temps" certes mais aussi contre un système et ceux qui le tiennent et le détiennent.
Ce qu'il manque relêve en fait de l'essentiel, à savoir, donner rapidement aux citoyens les outils de leur évolution :
- une langue commune neutre et fédérative dont le seul prototype fiable est l'esperanto.
- une souveraineté retrouvée sur le monnaie et la régulation financière.
- une redéfinition rigoureuse des modalités médiatiques concernant tous les sujets de citoyenneté.
J'ai peur que les grands de ce monde sentant le vent tourné aient décidé d'investir dans l'alternatif, juste ce qu'il faut pour ne pas interrompre le flux de leurs capitaux qui est responsable de la détresse actuelle...
Ces trois points sont inévitablement le complément non négociable d'"esperanto-liberte" au pacte de la fondation Hulot. Fondation bien subventionnée par ailleurs, ce qui peut à terme aisement constituer un cas de conscience. A défaut d'une réponse du maître, je suis prenneur de celle d'un ou d'une de ses militants!
Merci d'avance
Par Jérémy Bizet
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