Dimanche 24 décembre 2006
Salutations,

En réponse aux questions de sociétés pour lesquelles je suis sollicité et vous mobilisés, j'exprimerai librement mon point de vue. D'abord en constatant que les situations de précarité s'amplifient au fil du temps et que les inégalités suivent le même chemin, tant dans les pays dits développés qu'ailleurs où les modes économiques sont plus aléatoires et les régimes politiques plus dépendants.

Je ne peux que saluer le courage de ceux qui sont présents sur le terrain mais je dois intellectuellement rappeler quelques évidences. La pénurie, que cela concerne les biens ou l'emploi, et donc la pauvreté, sont le fondement sur lequel l'exploitation humaine a toujours reposé. C'est un système qui permet une hiérarchisation outrancière des prérogatives et des pouvoirs. Et Marx pour finir a dévoyé l'analyse en dressant les humains les uns contre les autres par un esprit de guerre qui mène à une impasse. C'est l'esprit des terriens qu'il faut espérer changer et les crises qui se sont succédées de tous temps ont plus ou moins bien atteints ce but. L'éducation et mieux encore, la prise de conscience, sont les véritables ressorts de cette mutation en cours. Et l'évolution même d'un Mouvement populaire comme celui des Restaurants du Cœur, démontre justement cette tendance. Un état d'esprit que son créateur a payé de sa vie ?!

Inutile de refaire l'inventaire catastrophique de ce panorama matériel et humain, il suffit de regarder autour de soi pour constater l'ampleur du désastre, sachant que le moins visible n'est pas le moins cruel. Et la révolte gronde dans les cœurs quand l'étalage de l'iniquité vient narguer le bon sens. D'autant que c'est bien à l'échelle mondiale qu'il faut désormais s'emparer du problème. C'est pourquoi, sans sous-estimer les rapports de force en présence, notre mouvement opte pour une approche sur trois fronts.

Il faut selon nous, une fois les exigences minimales assumées, redonner d'abord à chacun, le droit de sa dignité et en même temps la capacité de sa citoyenneté. Et aujourd'hui cela passe fondamentalement par l'accès à une langue commune neutre et accessible qui invalide le fatalisme de la division des peuples sur laquelle profite le parasitisme social des grands prédateurs de l'humain et de la Nature. C'est le premier pas vers le retour à soi et aux autres par la solidarité vécue dans l'esprit et dans les faits.
Dans le même temps, la question de l'ordre monétaire et financier doit entrer en débat pour que tout le monde comprenne bien comment la "machine du bonheur tranquille" qui pollue nos intelligences puisse être décryptée et remise en perspective afin de retrouver sa véritable fonction au service des sociétés sous la tutelle d'Etats représentatifs garantis par un contre-pouvoir inaliénable. C'est le point sensible qui permet actuellement à des puissances privées de s'emparer des commandes publiques, à la fois politiques et économiques et de produire ce que nous subissons.

De la même façon, l'accès à la connaissance au sens large, englobe aussi la critique des falsifications incessantes de la désinformation institutionnelle qui permet au système de vivre en boucle sans jamais laisser la possibilité de sortir de ce cercle infernal et propagandiste où sont condamnés des majorités d'êtres dont le seul crime est de ne pas appartenir à une élite auto proclamée qui n'a de cesse de se maintenir et de se reproduire. Y a t-il pour autant un intérêt commun à cela ? La démonstration reste à faire et la mauvaise volonté (c'est un euphémisme) qui consiste à dérouter toute émancipation est en soi une signature éloquente.

Il serait candide de croire ou de faire croire qu'une telle approche
est hors propos face à l'immédiateté de la condition des plus démunis.
Elle intègre au contraire l'ensemble des données qui la génèrent,
permet d'en définir les racines et d'envisager d'y remédier.

En tout cas ce ne sera pas un discours classique et entendu propre à rassurer les bonnes âmes en attendant le déluge. Il faut avoir le maximum de courage de dire les choses si l'on veut avoir le moindre espoir de faire quelque chose ... Amicalement donc !

Christian Garino
Par Jérémy Bizet - Publié dans : Actualité
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Dimanche 24 décembre 2006
Né en : juin 1956

Etudes : Licence et Capes Histoire-Géo

Parcours professionnel :
Divers métiers entre 16 et 26 ans + voyages en Europe et en Inde
Retour à l'université à 26 ans pour finir instit dont éducation spécialisée avant de passer le Capes HG.
Professeurd'histoire-géographie en remplacemnt sur de multiples profils de poste avant de rester depuis 2001 au collège de Novalaise en Savoie.

Parcours politique : sensibilisation générale libertaire et précoce mais sans jamais adhérer formellement à un quelconque parti. Orientation écologiste à priori. Engagement essentiellement associatif sur le développement Nord-Sud avant de militer plus fortement pour l'esperanto à partir de 1989 comme préalable. Responsable d'une pétition nationale pour une option esperanto au bac en 1999, d'une participation au Forum social européen de Florence en 2003 et fianlement initiateur d'un Mouvement esperanto pour les Européennes de 2004.
Voir www.e-d-e.org
Poursuite de cette démarche avec la création d'Esperanto-Liberté en 2005 en vue de la Présidentielle de 2007 ... on y est!

Mandats : aucun si ce n'est la confiance d'une partie de la communauté espérantophone nationale et internationale au sein de laquelle j'ai évolué et oeuvré durant de nombreuses années.

Bibliographie : Pas d'ouvrage spécifique et par contre, beaucoup d'articles disséminés dans la presse plus ou moins spécialisée et sur internet. Mais surtout une multitude de lettres envoyées de façon régulière depuis des années dans toutes les directions et à tous types d'interlocuteurs.

Tendance : indépendante depuis que la gauche s'est dévoilée et que la droite gaulliste se cherche .. en attendant que les écolos et la gauche populaire consentent à considérer le peuple comme un véritable interlocuteur...

Principales propositions :

-Instituer le principe de la pratique d'une langue fédérale européenne et mondiale qui rende la parole aux peuples et leur permette de refonder la démocratie par le débat transfrontalier.
-Etablir un diagnostic critique du système financier mondial pour rétablir la souveraineté des Etats sur leur monnaie et résoudre globalement la crise de la dette en régulant les réseaux par la transparence des flux.
-Envisager sur cette base une véritable coopération internationale responsablisée pour relever le défi environnemental et sociétal, pour distribuer les savoirs et organiser une programmation spatiale pour toute l'Humanité.


Devise :
Esperanto langue fédérale européenne
Une langue en partage, une terre en héritage.
Par Jérémy Bizet - Publié dans : Présentation
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Dimanche 24 décembre 2006
Cette question représente le deuxième débat pour l'investiture du Parti Socialiste. Ce débat étant plus « spontané », les questions n'étaient pas posées d'une manière « ordonnée ». Nous avions détaillé les questions et regroupé les propositions selon un plan thématique, le plus fidèlement possible:


Q1: VIE POLITIQUE: Dans la crise de société actuelle, les français, nous dit-ont, n'ont plus confiance dans les politiques. Comment "retisser le lien" entre les français et les élus? Est-ce que vous voyez "les problèmes tels qu'ils sont", "la réalité telle qu'elle est" et "les gens tel qu'ils vivent"? Votre opinion est "celle du peuple français"? Démocratie représentative - démocratie sociale - démocratie participative - démocratie directe, laquelle a votre préférence?

Q2: INDICE DE PRIX: Pensez-vous que l'indice de prix, comme elle est actuellement calculée, est un "mensonge public"? Pourquoi? Si oui, à qui profite ce mensonge? Comment proposez-vous calculer l'indice de prix à la consommation?

Q3: JURY CITOYEN: Mme Ségolène Royal a émise l'idée des "jury citoyens". C'est le "peuple-véto"? Êtes-vous pour la création de tels "jurys"? Si oui, quelle devrait être leur rôle? Est-ce que ça devrait valoir pour un Conseil des Ministres aussi, les citoyens devraient assister au Conseil des Ministres ? Est-ce que vous avez "peur du Peuple" ? (NDLR: M Villepin a répliqué avec l'idée de Conseil de Ministres télévisé - qu'en pensez-vous?).

Q4: ÉDUCATION NATIONALE: La carte scolaire est au centre des débats. On sait qu'en moyenne aujourd'hui, 1 famille sur 3 la contourne. Est-ce que vous voulez, oui ou non, supprimer cette carte scolaire (danger: tout le monde va fuir les quartiers "difficiles")? Est-ce que vous êtes d'accord avec Dominique Strauss-Kahn quand il dit : "Non à la suppression de la carte scolaire mais, en revanche, on travaille sur l'offre scolaire, pour plus de mixité sociale" ?

Q5: ÉDUCATION NATIONALE: On dit qu'il est difficile de réformer l'Éducation Nationale parce que cela bouscule les enseignants. Faut il "dynamiter" l'Université? Ou la "changer beaucoup"? Exemple du problème: il y a 40% des étudiants qui échouent à l'Université. Peut-être ils ont le Bac, mais ensuite, il y a aussi les couloirs qui ne mènent à rien. La solution c'est, comme toujours, "l'argent, l'argent, l'argent"? (En France on dépense pour un étudiant 1/3 de ce qu'il est dépense aux USA...) Avez vous des propositions pour reformer l'Éducation Nationale?

Q6: ÉDUCATION NATIONALE: Êtes vous pour le renforcement de l'autonomie des Universités? Donner une autonomie régionale aux établissements? Faut-il, par exemple, donner aux Chefs d'établissements le pouvoir individuel de choisir leur équipe? Ou la possibilité d'organiser davantage des liens avec le monde extérieur?

Q7: ÉDUCATION NATIONALE: Êtes vous pour remplacer (ou compléter) le financement publique par un financement privé ou régional? Le financement qui pourrait venir de dons des particulières ou d'entreprises? Exemple: la chaire de Physique nucléaire de la Sorbonne serait financée par EdF qui ferait un "don"? Pensez vous que ce système de "dons" peut remplacer (ou compléter) le financement public?

Q8: UNIVERSITÉ: La mixité sociale n'est toujours pas assurée dans l'enseignement supérieur. Il y a moins d'étudiant issus des familles ouvrières que ceux venant de milieux sociaux "favorisés". Comment assurer la mixité sociale à l'Université? Comment rétablir l'égalité des chances pour tous?

Q9: SOUTIEN SCOLAIRE: Que pensez-vous de ces propositions concrètes: "dans les classes, dans ces quartiers difficiles, 2 personnes pour aider l'enseignant à gérer sa classe" L'enseignant et quelqu'un qui est là pour l'aider, pour les questions de sécurité, par exemple? Ou offrir le "soutien scolaire" gratuit pour certains élèves, pour qu'ils rentrent à la maison en ayant fait leurs devoirs et appris leurs leçons, aidés par un enseignant, car à la maison personne n'est capable ni de les aider ni surveiller? Faut-il que l'État remplace la famille quand elle est en difficulté? Que pensez vous de l'idée du "tutorat civique" assuré par des étudiants, contre des points supplémentaires pour leurs propres diplômes sous forme des UV?

Q10: PATRIMOINE DE DÉPART: Les jeunes ont beaucoup du mal à entrer dans la vie active ou financer leurs études, d'où l'idée d'un "patrimoine de départ". L'État doit-il leur constituer un "pécule", qui serait donné à chaque jeune, pour notamment financer ses études, constituer apport pour acheter un logement, réaliser un projet personnel, professionnel ou autre? C'est a l'État de "doter" les jeunes?

Q11: FAMILLE: La famille change, elle se décompose, elle est déstructurée. Est-ce qu'il faut une "grande loi" sur la famille pour qu'on y voit plus clair en 2007? C'est à l'État de donner des injonctions morales, imposer un type de famille plutôt qu'un autre, décider de ce que doit être la famille? Il y a t'il un modèle de famille ou il y a une diversité de familles: famille traditionnelle, famille mono parentale, famille recomposée, famille homosexuelle? Est-ce qu'il faut bouleverser les meurs, légiférer sur la famille, assurer l'égalité légale entre tout type de famille?

Q12: FAMILLE: Faut-il élargir le PACS, aller jusqu'à la légalisation du mariage homosexuel? Et l'adoption d'enfants également? Pour vous, un couple homosexuel avec des enfants, c'est une famille ? Est-ce qu'il faut une "grande loi" sur la famille qui légaliserait le mariage homosexuel et l'adoption? Est-ce que vous légaliserez le mariage et l'adoption pour les couples homosexuels? Est-ce que vous en prenez l'engagement?

Q13: IMMIGRATION: On estime, aujourd'hui, qu'il y a environ 300.000 clandestins. Si vous êtes élu(e) Président(e) de la République, est-ce que vous les régularisez tous? Est-ce qu'on doit aller vers une large régularisation? Faut-il ensuite "régulariser régulièrement"? Si pas de régularisation globale mais alors quelle régularisation? Sur quels critères? Ou les expulsions, des retours dans le pays d'origine? (NDLR: comment "rapatrier" 300.000 personnes?)

Q14: IMMIGRATION: Quel est votre concept : l'immigration "choisie", par exemple ou "codévelopement"? Pour vous, l'immigration c'est un atout pour, par exemple, payer nos retraites ou un "problème"? Peut on empêcher quelqu'un qui séjourne et travaille légalement de faire venir sa famille? Faut-il soustraire le problème de l'immigration au Ministère d'Intérieur et créer un "Ministère de Migrations"?

Q15: IMMIGRATION: Est-ce que, dans certaines conditions, les immigrés pourraient être éligibles ? Exercer des fonctions, avec toutes les réserves d'usage ? Dans les "jury citoyens", par exemple? Allez-vous proposer la reforme constitutionnelle avant septembre 2007 pour donner aux étrangers le droit de vote dans les prochaines élections locales?

Q16: DISCRIMINATION: Il y a beaucoup des discriminations dans notre société: entre riches et pauvres, hommes et femmes, il y a aussi le problème du handicap... Y a eu des choses de faites, comme le contrat d'accueil et d'intégration, HALDE... Vous maintenez, vous poursuivez ce genre de réformes? Pour lutter contre les discriminations, faut-il donner des pouvoirs de sanction plus forts à la HALDE? Le "testing" est une bonne méthode de lutte contre les discriminations? Quand il y a un choix, il faut favoriser ceux qui sont discriminés? Faut-il une "discrimination", positive ou négative ou, tout au contraire, vous êtes pour une politique d'égalité stricte? L'Islam et la couleur de la peau sont un "problème" pour la France?

Q17: LAÏCITÉ: Faut-il changer la loi de 1905? Faut-il rester plus ferme qu'auparavant sur la notion de laïcité? Faut-il financer un Islam de France qui serait "meilleur" qu'un Islam financé par l'étranger? Faut-il changer le rapport entre l'enseignement public et le privé en France? Quelle réponse apportez-vous à la montée, qui inquiète, d'une forme d'islamisme radical dans la société, dans certaines banlieues ?

Q18: BANLIEUES: Le Service Public est "un patrimoine de ceux qui n'en ont pas". Pour ramener les Services Publics dans les banlieues, il faut qu'il y est l'ordre, d'abord... Aujourd'hui, les agents publiques, les fonctionnaires, ne veuillent plus y aller, ils ont peur, ils sont découragés. Pour rétablir l'ordre, pensez vous donner plus de pouvoir aux Maires? Faut-il d'abord ramener les Services Publics dans les banlieues difficiles, avant de demander aux jeunes de respecter les lois de la République?

Q19: BANLIEUES: Dans certains banlieues, il y a jusqu'à 50% du chômage parmi les "jeunes". C'est l'État qui doit leur donner un emploi ? De l'emploi aidé, de l'emploi public, comme on l'a toujours fait ? Pensez-vous que c'est le chômage des jeunes qui est à l'origine de leur délinquance?

Q20: BANLIEUES: Dans les banlieues la situation est explosive, c'est ce que continuent de dire les rapports des RG. Qu'est-ce qui vous fait penser qu'aujourd'hui, vous avez de meilleures solutions en la matière ? Qu'est-ce que vous proposez, aujourd'hui, si vous êtes élu(e) ? Est-ce que vous avez un plan d'urgence pour les banlieues ? Et qu'est-ce que vous mettez dans ce plan d'urgence ? De l'argent, il y en a eu dans les banlieues. Dominique de Villepin a débloqué 100 millions d'euros pour les associations, au 1er décembre 2005. Vous vous mettez combien, par exemple? Droite et Gauche ont mis beaucoup d'argent depuis 30 ans dans la "politique de la Ville". Ça ne marche toujours pas... Concrètement, sur cette situation qu'on décrit aujourd'hui explosive dans les banlieues, quels sont vos remèdes ?

Q21: INSÉCURITÉ: Il y a aussi, en ce moment, ces violences contre les policiers qui augmentent, avec cette proposition de Nicolas Sarkozy: "les chefs de bandes qui agressent des agents publics doivent être renvoyés aux Assises". Est-ce que c'est une bonne ou une mauvaise proposition? Les Assises sont faites pour cela? Vous êtes pour la "Prévention contre Répression", ou le contraire, est-ce que cette opposition là n'est pas un peu dépassée, aujourd'hui, dans les banlieues ?

Q22: RÉPRESSION: Il y a aujourd'hui 48.000 primo délinquants par an. Êtes-vous d'accord avec cette proposition de Mme Royal : "placement dans les camps humanitaires dans les pays pauvres, encadrés par l'armée (ou par les pompiers, ou gendarmes...) pour des jeunes délinquants de plus de 16 ans dès leur premier délit"? Votre proposition : la fermeté, justement, sur cette proposition de l'encadrement militaire ou vous avez une autre "solution alternative à la prison" ?

Q23: INSÉCURITÉ: Quand il y avait la Police de Proximité, il y avait déjà 30.000 voitures qui brûlaient, chaque année, même avec la Police de Proximité, quand elle existait... Faut il rétablir ces Police de Proximité? Certains critiquent le Ministre de l'Intérieur. Mais est-ce qu'il ne faut pas une certaine humilité sur ces questions là ? Parce que, encore une fois, le problème existe depuis un certain nombre d'années... Faut-il créer un Conseil National de Sécurité auprès de Premier Ministre?

Q24: INSÉCURITÉ: Est-ce vous pensez que 2007 se jouera, encore, comme en 2002, sur cette question de l'insécurité? Est-ce que cette question de la sécurité ne va pas, encore, être au cœur de cette campagne de 2007? Quel sera (que est) votre sujet central, le pivot de votre campagne présidentielle?

Q25: Répondez à cette question: "Si vous êtes élu(e) Président(e) de la République, à quoi ressemblerait votre Présidence? En quoi seriez-vous différent d'un Valéry Giscard d'Estaing, d'un Jacques Chirac ou d'un François Mitterrand? Et pour faire tout cela, il faut une 6ème République, oui ou non?"


Réponse :

Les acteurs socialistes ont décidé de débattre de questions classiques, voir de divertir. Le danger est alors, et l'air de rien, de négliger l'essentiel...

Jury-citoyen

Justement le contrepoint qui fait fureur puisqu'il suggère de redonner parole et souveraineté à qui de droit, ça fait de l'effet ! Au risque du leurre. Dans l'ordre, la comptabilisation du vote blanc, le référendum d'initiative populaire et le rééquilibrage des modes de scrutin seraient un bon début. Faire confiance au peuple c'est le respecter avant de le flatter. La représentativité est un art qui s'éduque et qui se mérite car sans culture de la responsabilité, la liberté est une illusion pédagogique. Alors parlons Education !

Education

Je passe sur la carte scolaire qui n'est que le mistigri de l'affaire. Voilà plus de 20 ans que je suis dans cette maison, fier de servir la Nation par une éventuelle intelligence. Le budget y est un problème avec toujours la guerre et la dette pour harnachement. Sans parler des injonctions de l'OMC. En prime les reliques de névrose hiérarchique et l'obsolescence pédagogique. Par ailleurs l'Etat doit palier aux incapacités des foyers en dérive, et y mettre le prix en mobilisant les volontés en latence. C'est ça l'esprit de famille. Pour commencer !

Famille

Posée, déposée, décomposée, recomposée ... en libre service pour tout dire. Sauf que les enfants en sont les otages, dommage. L'homoparentalité et l'adoption, dans cette histoire font figure de cache-sexe à une société aussi égoïste que les individus qui la composent. C'est dur l'amour, alors que dire de la famille ! Justement, protégeons la petite enfance en protégeant la mère par un cadre économique. Et dans le même temps, planifions la démographie objectivement pour que le monde y gagne plus qu'une migration de survie.

Immigration

Régler ce problème arrange tout le monde ? L'esclavage même moderne n'en est pas moins cruel. La dignité exige le développement équitable et donc la régulation économique qui mathématiquement devient démographique. Mais pas sans une réforme imposée au système de traite libéral, qui n'a de néo que son insondable fatuité et sa misérable duplicité. Le pillage néo-colonial doit cesser. A la démocratie locale doit être remis le territoire, celui du quartier comme celui de la terre des ancêtres. Dans l'unité de la coopération internationale et d'une gouvernance mondiale neutre et représentative. Le reste suivra.

Territoire

En manifestant la valeur de la justice dans le quotidien des citoyens, on instaure la paix nécessaire. Le respect peut alors à son tour fonder la sécurité sur la base de la laïcité, principe qui fait évoluer les croyances vers la maturité spirituelle. Ceux qui souffrent ont un sens de la fraternité plus grand que ceux qui les jugent et cette reconnaissance doit marquer le début d'une métamorphose attendue. Quant aux trafics de drogue, d'armes ou d'êtres humains, c'est aux Etats à donner l'exemple ... Bilderberg & co doivent y songer !

Insécurité

VI République ou pas, on attend une nouvelle organisation animée par une conscience résolue pour harmoniser nos potentiels sans les opposer. Sous quelle autorité ? C'est peut-être là que la Présidence a tout son sens au moins symbolique, celui de la confiance. Mais encore faudrait-il que ce soit un choix délibéré et authentique, sans subir la loi d'une élite qui se protège en créant du désordre.

Tout a une fin et le terme n'est peut-être pas si loin.
Par Jérémy Bizet - Publié dans : Interviews
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Dimanche 24 décembre 2006
Q.: Votre analyse de la situation: causes et issues possibles?

Q.: Quelles sont vos propositions pour éviter à notre pays l'éclatement d'une nouvelle insurrection, un nouvel "état de guerre"?

Q.: Que diriez-vous à Tariq Kadi qui demande "ou dois-je aller"?

Q.: Reprenant l'expression de Chef d'Etat, comment pensez vous résoudre cette "crise de sens, crise de repères, crise d'identité"? Comment "vivre ensemble les valeurs de la République"?

Réponse :

De voir ce gâchis, ça fout le blues! Difficile pour autant de s'en tenir là. Force est de constater que les amalgames en tous genres demeurent la recette idéale pour semer la discorde...

Certains comme Christian Cotten et son mouvement Politique de Vie, vont même plus loin et osent dire ce que beaucoup pressentent, à savoir l'instrumentalisation du malaise inhérent aux banlieues, pour nourrir la démagogie des enjeux électoraux. Ce qui le mènera tout droit à la 17ème chambre correctionnelle en février 2006 : http://politiquedevie.net/Etats-Unis/NicolasSarkozycoupdetat.htm

Comment imaginer autre chose quand on a vu le climat se dégrader au fil des ans et que de toute façon il faut se rendre à l'évidence que le système auquel nous participons a pour logique de produire de la misère et de mettre en compétition les citoyens grâce à elle. Ainsi l'Ordre toujours nouveau peut s'ériger dans la légitimité de la nécessité. Aveugles, et complices malgré eux, les électeurs achetés quand ils ne sont pas vendus, se perdent dans le dédale des manipulations médiatiques servies au quotidien.

Ce qui se passe dans les ghettos US serait-il un modèle pour Iznogoud, le vizir qui prend ses ordres chez le calife de Washington ou chez celui de Tel-Aviv. Et d'ailleurs, les implications géostratégiques de cette affaire émeutière seraient-elles si saugrenues quand il est si simple de faire feu de tout bois ? Des clubs influents très privés ne financent-ils pas toujours et encore les meilleurs candidats européens potentiels aux postes de responsabilité ? L'argent n'a pas d'odeur comme on sait ! Et puis, la guerre des civilisations a besoin de démonstration concrète pour devenir un dogme acceptable. "Diviser pour régner" reste l'enfance de l'art et les nationalismes mélangés aux identités religieuses sont le mélange le plus explosif que l'on connaisse, sur fond d'apocalypse sociale. La loi du terrorisme ambiant, que dis-je prégnant, sert de clone et de drone au néo-libéralisme version Armagedon. Pendant ce temps on occupe le terrain et tous les soirs les JT nous font une flambée comme en écho à la lointaine Bagdad où à une autre échelle les attentats sur commande succèdent aux attentats. A qui profite le plus le crime en fin de comptes?

Dans cet étrange théâtre d'ombres aux coulisses aussi sombres que cyniques, Bouna et Zyed sont des acteurs malgré eux, tout comme l'ensemble des communautés qui peuplent ces cités, à l'exception sans doute de quelques malveillants qui ne perdent rien pour attendre. Et tous les médiateurs du monde, et tous les CRS aussi, à ce jeu là, risquent de ne pas retrouver leurs petits. Car c'est une fois de plus d'économie dont il faut parler, et puisque le retard cumulé à conduit au désastre, il ne reste qu'à rattraper le temps perdu et donc à investir en masse. Ce qui au passage fournira du travail, donc de la consommation et des taxes etc. Bref c'est impossible, y'a pa'd'sous ! Parce que notre pauvre pays croule sous les dettes et que le peu qu'on épargne est censée les combler : arnaque suprême. Parce que les créanciers sont avant tout des pirates de la finance qui depuis trop longtemps usurpent le droit de créer du crédit sur le dos des États qu'ils ont réussi à circonvenir. Et personne n'ose dire l'évidence de cette terrible stratagème à partir duquel la manipulation générale devient un jeu d'enfant.

Des enfants, c'est comme cela qu'on traite les citoyens, avec en prime un soupçon sado-maso confirmé et qui semble suffisant pour tenir tout le monde en respect.

Respect ? Vous avez dit respect ? C'est justement de ça qu'on veut; nous les banlieues ! De la dignité par le travail ! On est prêt à tout donner pour ça, comme ceux qui continuent à miser leur vie en migration impossible. Cette vie qu'ils donnent pour se sauver ! Se sauver de l'enfer que l'ordre international leur a forgé au fil des siècles, et ce n'est pas un regard furtif sur ces « Indigènes » qui va changer grand chose. Triste de devoir s'honorer du sang versé pour un maître inique dans une guerre-mensonge où le méchant est justement financé par ceux qui se présentent comme les libérateurs. Et tant de victimes physiques et morales !

Du moral on en a, puisque c'est tout ce qui nous reste, teinté de haine et de colère que nous essayons d'endiguer tant bien que mal, même quand ça fait mal.

Alors maintenant on fait quoi ?
Par Jérémy Bizet - Publié dans : Interviews
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Dimanche 24 décembre 2006
Voici les questions posées aux candidats à l'investiture du PS lors du débat télévisé du 17 octobre 2006. Nous donnons la possibilité à tous les autres candidats de répondre aux mêmes questions :

Être candidat. Pourquoi souhaitez vous être candidat à la Présidence de la République?

Diagnostique sur l'état de la France. Il y a ceux qui disent que ça va mieux, ceux qui dépeignent la situation en noir. Ou est-ce que vous vous situez?

Croissance. On dit qu'elle repart (autour de 2.4%, la moyenne d'Europe). Qu'est qu'il vous permet de croire que vous pouvez faire mieux et surtout, à quel rythme? La croissance plus forte - est elle possible, comment? (NDLR - question subsidiaire electeur2007.com: croyez vous que la "croissance" est une "nécessite inévitable", dogme inébranlable? La croissance conditionne le "bien être" des nations? Pourquoi?)

Mondialisation - délocalisations. La mondialisation est un fait, elle entraîne parfois des délocalisations. Est qu'il faut vouloir à tout prix les éviter?

Pouvoir d'achat. L'attachement aux 35h ne bute pas t'il sur un slogan "les Français ont envie de travailler plus pour gagner plus"? Comment calculer le "pouvoir d'achat" et l'indice de coût de la vie"?

Énergie. Proposez-vous la reconstitution d'un pôle EdF / GdF totalement public ? On le sait, rien que la ré-nationalisation d'EdF coûterait à peu près 15 milliards d'euro. Est-ce que c'est réaliste?

Inégalités. Inégalités salariales ou sociales entre les femmes et les hommes (en gros 25% d'écart). Est que c'est rattrapable dans un délai raisonnable? Est que c'est l'État qui peut le décider?

Retraites. Prévoyez-vous d'abroger la loi Fillon? Par quoi vous la remplacez? En faisant cela, on n'irait pas à contre courant de ce qui existe dans d'autres pays européens? Si vous êtes élu, vous vous emparez des régimes spéciaux ou c'est un "sujet tabou"? Et le problème de l'harmonisation européenne (aujourd'hui en Allemagne on est plutôt à 67 ans qu'à 60...)

Santé. Avec les réformes qui sont en cours les choses s'améliorent. Le déficit de notre Système de Santé diminue. Faut-il "détricoter" ce qu'à fait la réforme Douste-Blazy?

Cohésion sociale. Le volet logement du plan de cohésion sociale de Jean Louis Borloo c'est l'augmentation du nombre des logements sociaux, rénovation urbaine, l'accession à la propriété. Rejetez-vous en bloc tout ce qui a été fait ou vous faites la part de choses sur ce bilan Borloo?

Droit au logement. Les jeunes, les personnes âgées ont beaucoup des problèmes pour se loger dans le secteur privé. Il y a t'il un moyen pour réguler ce marché de l'immobilier privé?


Réponse :

Je suis candidat a la Présidence de la République simplement pour porter une parole qui mérite un tel investissement personnel et pallier au silence qui condamne tout ce qui dérange "l'establishment".

1. Etre candidat.

Je suis candidat a la Presidence de la Republique simplement pour porter une parole qui mérite un tel investissement personnel et pallier au silence qui condamne tout ce qui dérange "l'establishment". Et la question d'une langue commune du type de l'Esperanto est un défi évident à la techno-structure.

2. Diagnostic sur l'etat de la France.

La situation est à recadrer au plan international en dehors duquel le discours n'a aucun relief. Il ne s'agit donc plus d'un natiocentrisme désuet et démagogue mais d'une prise de responsabilité planétaire consciente et grave compte tenu des réalités politiques, économiques et écologiques.

3. Croissance.

La croissance comme le progrès sont des mythes modernes au service du capital captif sur la base du monopole financier et monétaire instauré au fil des siècles par ces "dynasties privatives" illégitimes qui règnent désormais. L'usure et l'endettement qu'elles sécrètent tissent leur toile pour asservir les Etats comme les particuliers à travers le dogme fatal des intérêts. C'est un piège qui s'est refermé mais dont nos sociétés doivent se libérer pour s'émanciper des idéologies de mort et de guerre qui se prolongent avec une politique de chaos et de souffrance pour horizon.

4. Mondialisation.

Ceci explique cela. La gestion de la pénurie et l'exploitation de la mise en concurrence des forces du travail permet de vendre ce fatalisme quotidien via des élus aux ordres, nourris de corruption ou de menaces de rétorsion selon. C'est l'habillage basique du spéculateur qui cache son esclavagisme derrière une réthorique économico-scientiste. Comment une telle ineptie conceptuelle peut-elle survivre? C'est bien là la question!

5. Pouvoir d'achat

La masse monétaire est une illusion techniciste. Seule compte la production de richesse et sa répartition programmée dans un espace de flux raisonnable, fonction des investissements humains et des résultats qualitatifs. C'est parce qu'on débride le système sous prétexte de liberté que la folie avide des prédateurs condamne alors les gens ordinaires à la soumission obséquieuse, simplement parce qu'une idéologie de race ou d'identité pretend à la supériorité des uns sur les autres. Tous les complices de telles croyances portent la responsabilité directe des conséquences que ces politiques occasionnent.

6. Energie, privatisations.

C'est un peu comme demander à quelle sauce nous aimerions que les géants prêts à nous avaler, "nous accomodent" dans leur cuisine. Comme si la priorité au moment où la maison brûle était de savoir en quelle couleur on allait la repeindre ... Amuser le peuple en lui faisant croire qu'il participe à des débats notoires pour son avenir pour mieux le détourner des problèmes essentiels est une technique éprouvée par les instances de désinformation. D'ailleurs l'EDF civilo-nucléaire n'est-il pas déjà le chantre de l'écologie? en plus!

7. Inegalites.

L'Etat pour échapper au scandale pourrait commencer par interdire à l'UMP ou au PS en tête "d'acheter" leur droit à la non-parité en n'acceptant pas le paiment d'amendes faramineuses pour droit à désobéissance. Et cela quels qu'en soient les prétextes puisque la loi est écrite. Un peu à la manière dont on achète des permis de polluer à défaut de respecter ces malheureux accords de Kyoto, n'est-ce pas? D'ailleurs l'Etat ne serait-il pas à vendre?

8. Retraites.

Certes la coopération européenne est aussi un piège potentiel selon qui commande quoi. Et pour le moment ce n'est certes pas le peuple qui gouverne. D'où la nécessité de lui en redonner les moyens par l'outil de communication indispensble qui lui manque: une langue commune fédérale et neutre. Dès leur la question est simple, c'est celle du partage du travail en libérant progressivement du temps aux "anciens" et en amenant progressivement les jeunes à l'emploi. Les salaires sont de toute façon réinvestis dans les circuits économiques. Il suffit à l'inverse de court-circuiter les investisseurs spéculatifs monopolistiques. C'est à cause de cette crainte que le grand capital prétend absorber la capacité de décision en Europe. Mais ça ... ce ne sera pas possible sans que tout l'édifice ne s'écroule. Et la politique du pire n'y changera rien.


9. Santé.

Ce qu'il faudra remettre à plat c'est l'ensemble du système de participation investissement/profit dans cette fosse financière où s'ébattent les plus acharnés des opportunistes. Avec souvent la complicités des techniciens qui mangent les miettes qui tombent. Car de toute façon le service rendu est presque inverse au sacrifice consenti par les gens dont c'est l'argent ... qui leur manque régulièrement pour vivre dignement.

10. Cohesion sociale.

Mr Borloo semble être un homme sincère mais qui aurait de mauvaises fréquentations. On ne peut faire du neuf avec du vieux et toute la stratégie urbaine est à repenser, encore faut-il vouloir rendre au peuple ce qui lui revient de droit. Et qui n'a aucune chance de lui revenir de droite, pas même de gauche à cette heure.

11. Droit au logement.

C'est peu de le dire mais les besoins des investisseurs sont tellement plus prioritaires. Sans compter que la tension sociale est aussi une stratégie éprouvée pour maintenir et justifier les politiques d'ordre et de réaction, c'est vrai à toutes les échelles. Iznogud notre calife en est la parfaite illustration... aurait dit Voltaire!
Par Jérémy Bizet - Publié dans : Interviews
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