Dimanche 31 décembre 2006 7 31 12 2006 18:57
Avertissement : cette présentation de vœux pour l'année 2007 est un exercice "factice" réalisé à la demande du site en ligne http://www.electeur2007.com qui recense les analyses des divers candidats déclarés sur les sujets d'actualité et de société. Cette figure de style qui consiste à jouer le rôle d'un Président en exercice présentant ses vœux aux citoyens paraît de prime abord un peu "décalée", mais suggère en même temps la possibilité de dire "certaines vérités qui dérangent" à tous, y compris à ceux qui ne sont ni préparés, ni décidés à les entendre. Une sorte de réalité-fiction ?


Chères et chers compatriotes,


Vous savez, depuis que vous m'avez tout récemment élu président de la France, que je serai toujours l'un de vous dans le sens où mes origines modestes et ma motivation en faveur du bien commun ne se sont jamais démentis, malgré les adversités de toutes nature. Etre choisi comme le premier d'entre les Français, signifie que j'ai le privilège de vous servir tous, même si un tel consensus est évidemment un peu illusoire et relatif. Relatif en particulier pour ceux dont les privilèges abusifs ont été réduits depuis que j'ai accédé à cette fonction suprême.


Mais chacun doit comprendre à quel point la justice et l'équité sont le fondement de l'unité nationale et européenne pour relever le défi d'un avenir qui déjà frappe à notre porte. Cette volonté de retrouver en même temps la dignité du droit et l'harmonie sociale, s'est bien entendu heurtée au système global de gestion des ressources dont certaines castes établies et jalouses de leurs prérogatives, avaient fait leur chasse gardée. Mais par ailleurs, leur hésitation à sanctionner brutalement la nouvelle politique engagée dans notre pays, comme beaucoup le craignaient légitimement, ne vient pas tant du fait d'une mansuétude contraire à leur éthique, que d'une paralysie une fois mis face aux résultats désastreux de leurs prédations.


Si je peux vous parler comme cela dans ce moment privilégié, c'est nous le savons tous à cause ou plutôt grâce aux évènements inattendues et surprenants qui se sont manifestés ces derniers mois et dont il aurait été impossible de prévoir sérieusement ni la soudaineté ni le caractère à la fois stupéfiant et radical. Maintenant que les choses se sont un peu décantées, nous comprenons pourquoi les anciens maîtres de nos réseaux sociaux planétaires se sont vus contraints de baisser la garde et d'abandonner leur suprématie qu'ils considéraient hier encore comme une citadelle imprenable.
Ils se rendent enfin compte qu'ils n'échapperont pas aux conséquences inéluctables de l'effondrement de la biosphère qui est en cours et que l'arrogante de notre civilisation a engendré sous leur autorité. Ni eux ni leur progéniture, pas plus dans leurs villes souterraines aménagées que dans une échappée spatiale irréaliste n'auraient trouver de refuge comme il avaient l'illusion de le croire avant que les révélations que nous connaissons désormais ne soient rendues publiques. Certains d'entre eux restent encore dans l'expectative, ne sachant pas s'ils doivent se rallier ou achever dans une violence éperdue, le labeur infernal et génocidaire qu'ils avaient entrepris au nom de leur folle idéologie autocentrée. Auront-ils le courage de faire amende honorable et regagner ainsi la chance de leur salut politique et moral, ou s'abandonneront-ils à la fatuité de leur égocentrisme ? La loi de liberté de conscience qui régit la vie et l'univers ne permet pas de leur ôter cette possibilité de choix, avec les conséquences auxquelles il devront se préparer dans les deux cas.


De notre côté, avec les pays amis les plus proches et comme nous nous y étions engagés, nous avons réussi à initier une communication généralisée et à grande échelle grâce à l'Espéranto comme langue commune et pouvons maintenant partager nos informations et nos réalisations à tous moments, dans une vision d'ensemble coopérative. Toute la planification annoncée a été respectée et les résultats de ces expérimentations plus que convaincantes font déjà école pour des nations qui s'étaient déclarées hésitantes ou craintives de réactions économiques extérieures justement. Cela a en plus facilité l'apaisement communautariste que cherchaient à instrumentaliser les politiciens travaillant pour les grandes puissances financières qui ont tardé à rendre les armes pour enfin servir les peuples.


Car si tout n'est pas encore gagné, nous ne sommes plus seuls, et après le vote courageux que vous avez accompli, d'autres nations ont suivi notre exemple, avec lesquelles nous travaillons maintenant de concert. On peut concevoir à posteriori que la gravité de la situation à la veille des évènements devait nécessairement amener cette sorte de révolution malgré nous. Mais personne alors n'avait pressenti à quel point les choses étaient déjà critiques. En tout cas, si le contexte matériel et vital de la planète était effectivement au bord de la rupture, c'est surtout avec les puissances en exercice que la partie a été le plus tendue et à la limite du drame irréversible quand nous avons mis en place l'organisme de régulation monétaire de l'Etat (l'ORME). Cette stratégie a finalement réussi à rapidement corriger les principales défaillances du système grâce à la garantie de la Russie, de la Chine et de l'Inde suivies par le Brésil et plusieurs autres nations. Cela a donné ouvertement du crédit à l'élaboration du plan d'action qui a pu ainsi démontré sa validité.


Nos propositions ont donc contredit l'avis des USA heureusement paralysés par cette diplomatie, permettant ensuite de réduire tout risque de retour en arrière. De même, l'information des masses populaires a aussi commencé à faire évoluer les relations professionnelles et internationales, parallèlement aux autres mesures principalement concentrées au départ dans le secteur environnemental prioritaire déclaré "cause nationale". Cela a été possible au moyen courant étatique dévoué et intègre dans l'ensemble de la communauté de pays engagés dans cette perspective et malgré une situation inquiétante héritée de la politique très ambivalente de l'OMC en particulier qui servait de nasse aux investissements sauvages.
C'est ce qui a aussi permis in extremis de passer sous contrôle les centres de commandement de la technostructure militaro-industrielle, dès lors que leur financement apparaissait en pleine lumière. A notre surprise et satisfaction, leur résistance n'a pas été à la hauteur de ce que nous pouvions craindre et la majorité s'est finalement ralliée aux nouveaux projets en cours en se mettant au service de l'Etat comme cela n'aurait jamais du cessé d'être. Nous avons donc du nous rendre à l'évidence que tous les grands organismes officiels comme justement l'OMC ou même l'ONU, sans parler des forces militaires et celles des services spéciaux, avaient malheureusement failli à leur tache. Seules les circonstances que nous savons ont permis de les démasquer, obligeant tout le monde à se remettre en cause et à libérer les informations qu'elles gardaient captives. D'autant que chacun craignait que des changements aussi radicaux puissent désorganiser durablement la confiance tout comme les productions et donc les rapports sociaux en général. Mais d'un autre côté, la vérité a au contraire redonné du courage à tous ceux qui attendaient cela depuis si longtemps et la citoyenneté a prévalu.


Nous pouvons être fiers de cette étape franchie avec succès, qui a de plus libéré des énergies insoupçonnées en latence dans nos sociétés en créant des synergies inattendues qui génèrent à leur tour des effets de création et de solidarité. Tout cela se répercute rapidement sur les autres continents avec des effets de retour et de réciprocité que l'on disaient contraires à l'esprit des sociétés marchandes, tellement les idéologies dominantes avaient réussi à inhiber les qualités naturelles et potentielles des êtres humains. Cela a démontré à tous que les dogmes économiques dans lesquels on nous avait enfermé n'étaient rien moins qu'une illusion bien entretenue par ceux qui savaient sournoisement en tirer profit et au mépris de la citoyenneté la plus élémentaire. La plus grande victoire aura été de mettre en service en un temps record, grâce à des scientifiques compétents, une alternative énergétique fiable et propre qui ira en se développant.


Nous sommes donc parvenus en un temps extraordinairement bref comparé à la difficulté à surmonter, à l'orée d'un grand débat de société où de profonds changements sont désormais en cours, et sous la responsabilité directe des organisations de citoyens , même si la tutelle mis en place par le Conseil des sages ( qui ont comme chacun sait renoncé définitivement à toutes les autres formes de pouvoir ), reste valide. Cette liberté démocratique impose donc aussi pour tous une volonté de responsabilité nouvelle dans la culture politique qui dépasse et de loin l'habituel suffrage.


Vous connaissez tous maintenant les enjeux et les méthodes qui définissent notre quotidien et nos possibilités d'avenir. Il est important de bien comprendre les risques qui peuvent encore tout faire basculer inexorablement si les citoyens eux-mêmes, à l'échelle mondiale ne se donnent pas les moyens de construire les nouvelles structures de leur survie d'abord, de leur projets ensuite. Nous avons assisté ces derniers mois et malgré les changements radicaux que nous avons amorcés, à de nouvelles démonstrations de la dégradation climatique et de son accélération, et cela était parfaitement prévisible. Il nous faut finir de convaincre autour de nous les Nations qui hésitent entre leurs anciens maîtres, (toujours prêts à la politique du pire), et le ralliement à l'aventure de liberté et de conscience dans laquelle nous avons choisie de nous engager.
Sachant que cela ne pourrait désormais être pire que d'attendre dans le silence et le déni la survenue de nouveaux désastres que nous n'aurions plus pu éviter. Au minimum nous nous rendons capables immédiatement d'en prévoir et d'en limiter les conséquences. Dans un second temps, nous en atténuerons les effets justement parce que nous acceptons d'en considérer les causes et d'apporter les remèdes qui sont à notre disposition pour lutter.


Françaises et français, notre peuple a su souvent, malgré les affres de l'histoire, faire preuve d'intelligence et de courage. Le moment est venu d'honorer cet héritage, non plus dans la guerre où régulièrement vous avez été entraînés, mais dans la construction d'un monde uni et coopératif, dernière issue à la tragédie qui vient de se manifester ouvertement et peut-être pour notre bien, en nous donnant une ultime chance d'agir. Une seule sortie reste viable après les avertissements explicites et sans ambiguïté dont nous sommes désormais tous les dépositaires.


Refuser de considérer cette évidence serait une attitude suicidaire et criminelle puisque ce sera fatalement aussi au dépend de tous les autres, vivants et à naître, ici et partout ailleurs, que ce matérialiseront les conséquences de cette éventuelle démission. Accordons nous la réflexion suffisante pour bien considérer l'importance de cette nouvelle année et des résolutions que nous allons prendre. Faisons le en conscience, mais sachons que c'est un point de non retour face auquel nous devons manifester la plus grande dignité et la force d'esprit la plus déterminée. Ensemble nous pouvons changer le cap d'une apparente fatalité et ne plus douter qu'une telle volonté puisse bâtir une nouvelle destinée. Nous ne sommes pas seuls !


Que l'espérance anime vos cœurs, que la vérité soit votre emblème.
Que l'année 2007 soit propice à tous et à chacun.



Mi salutas vin kore kaj sincere
"je vous salue cordialement et sincèrement"
 
Par Jérémy Bizet - Publié dans : Divers
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Vendredi 29 décembre 2006 5 29 12 2006 12:54
La question est arrivée par mail, directe, comme un "coup de poing dans la gueule". Nous la reproduisons "telle quelle", sans fioritures, "brut de décoffrage".

Cette fois, c'est la parole de la France "profonde". C'est ce pays d' "en-bas" qui se mêle à notre débat, qui réclame notre attention, notre réaction, qui demande qu'on lui prête un peu de considération et de respect. Oui, cette France-là, elle existe, elle parle. C'est même cette France-là qui se développe le "mieux"... 75 millions de repas distribués par les "Restau de Cœur" pendant seulement quelques mois! Faut-il expliquer, développer le sujet, rappeler les chiffres encore une fois?

La pauvreté de masse est apparue au milieu des années 1970 du siècle dernier. Elle est née sous le règne Giscardien, a atteint l'âge adulte avec la "génération Mitterrand" et s'est généralisée sous le président Chirac, élu sur la base de lutte contre la "rupture sociale", la rupture qui, d'une brèche est devenue un abîme sans fond.

La France d'aujourd'hui rassemble a un pays de tiers monde, divisé en deux catégories: une caste ultra-privilégiée qui, de peur de basculer dans le vide résiste à tout, et un océan des pauvres, rejetés par la société, abandonnés par l'État, secourus tant bien que mal par quelques ONG... Un quart-monde en plein milieu de l'Europe de XXI siècle!

Il faut descendre dans ces abysses pour comprendre ce que c'est. Il faut rencontrer ces agriculteurs qui touchent 250 euro de retraite par mois... Parler aux RMI'stes qui doivent "boucler les fins de mois" avec 380 euro par mois. Entendre les doctorants en biologie moléculaire qui doivent vivre avec 180 euro de bourse par mois... Pauvres, eux? Non. Ils "touchent" encore quelque chose... Que doivent dire ces jeunes qui n'ont "droit à rien"? Ou ces "SDA" (comme celui du photo) qui, parce qu'ils ne savent ni s'exprimer ni écrire, n'ont pas d'adresse ni compte bancaire, n'ont pas une licence en droit pour discuter avec les administrations, ne sont même pas capables d'obtenir un pauvre RMI auquel ils ont droit? Et que dire de ces "clandestins", qui n'ont tout perdu et qui n'auront rien?

Tous ont le même trait commun: ils vivent au-dessous du "seuil de pauvreté" que des technocrates fixent arbitrairement à 788 euro. Question: qui est capable de survivre avec 788 euro par mois? Le pire est que même ces "spécialistes de pauvreté" (dont les salaires sont toutes autres que les "seuils" qu'ils fixent eux-mêmes) ne s'accordent pas sur les critères statistiques à prendre en compte. "Fixer un seuil relève d'une convention forcément arbitraire. Au niveau européen, le seuil utilisé pour les comparaisons est de 60% du niveau de vie médian. Avec un tel seuil, le taux de pauvreté en France était de 12,4% en 2001, soit deux fois plus qu'avec le seuil à 50%." 12,4% ça nous fait quand même quelque 8 millions des concitoyens. Sauf, que - les étudiants ne sont pas pris en compte. Ne sont pas prises en compte non plus "les personnes accueillies dans des centres d'hébergement, dans des foyers, dans des maisons de retraite, des hôpitaux pour des séjours de longue durée ou encore dans des prisons". Ni les "clandestins", "sans papiers", les autres qui ne sont pas connus par le fisc. C'est comme cette histoire avec la dette de l'État. Officiellement "limitée" à 1200 milliards d'euro, elle dépasse 2000 milliards d'euro si l'on prends en compte les retraites des fonctionnaires. Dans tous les autres pays cette dette est prise en compte. Sauf en France. "L'exception française" fait que chez nous, on ne la calcule pas. Résultat: l'État a 2 fois moins de dettes. "Miracle" officiel. Alors, les "pauvres" - ils sont combien? Un sur 5, un sur 4, un sur 3? Regardez autour de vous... A qui le tour?

Bref, il y a dans notre pays toute une population de gens qui, telles des zombies, n'ont même pas droit de figurer dans les statistiques officielles. Leurs pieds frôlent le même sol que nous, ils respirent le même air, statistiquement ils n' "existent pas". Parfois, ils "font surface". Quelques reportages à la télé nous montrent des étudiant(e)s qui se prostituent pour survivre. On parle de ces diplômes qui ne protègent plus : 30% des RMI'stes à Paris ont le bac +3. On montre ces travailleurs salariés hébergés par l'Emmaüs ou Armée de Salut car leur salaire ne permet pas de se loger. "La pauvreté a changé de visage et touche aujourd'hui davantage les actifs que les retraités". Pourquoi travailler donc? Le comble - même le statut de fonctionnaire ne protège plus. On se rappelle le cas de cette jeune fille, travaillant au Ministère de Finances quai de Bercy à Paris, "habitante" la nuit dans une voiture garée quelques rues plus loin et faisant sa toilette le matin dans les WC de la gare de Lyon. Son "patron" (donc: Ministre de Finances) "ne la payant pas à sa juste valeur"?

Aucun régime, aucun pouvoir, aucune loi ne semble pouvoir arrêter ce fléau. Il y a t'il une solution, un secours possible pour nos "concitoyens de l'ombre"? Dans les rues de Paris, les ONG abritent les gens dans les tantes que M le Maire détruit aussitôt: "enlevez de ma vue cette horreur que mes yeux ne sauraient supporter". Serait-cela la seule solution?

Notre lecteur adresse sa question à M Sarkozy. Pourquoi? Nous ne savons pas. Peut-être parce qu'il pense qu'il est le seul candidat capable (ou non?) de répondre à cette question? Ou, parce qu'il observe l'absence de cette problématique dans le débat actuel? Ou, peut-être, pense t'il que c'est M Sarkozy qui est seul capable de résoudre ce "problème le plus difficile à résoudre"? Nous ne savons pas. Nous répercutons la question à tous les candidats. Et nous attendons la réponse.


Réponse :

En réponse aux questions de sociétés pour lesquelles je suis sollicité et vous mobilisés, j'exprimerai librement mon point de vue.

D'abord en constatant que les situations de précarité s'amplifient au fil du temps et que les inégalités suivent le même chemin, tant dans les pays dits développés qu'ailleurs où les modes économiques sont plus aléatoires et les régimes politiques plus dépendants.

Je ne peux que saluer le courage de ceux qui sont présents sur le terrain mais je dois intellectuellement rappeler quelques évidences. La pénurie, que cela concerne les biens ou l'emploi, et donc la pauvreté, sont le fondement sur lequel l'exploitation humaine a toujours reposé.C'est un système qui permet une hiérarchisation outrancière des prérogatives et des pouvoirs. Et Marx pour finir a dévoyé l'analyse en dressant les humains les uns contre les autres par un esprit de guerre qui mène à une impasse.

C'est l'esprit des terriens qu'il faut espérer changer et les crises qui se sont succédées de tous temps ont plus ou moins bien atteints ce but. L'éducation et mieux encore, la prise de conscience, sont les véritables ressorts de cette mutation en cours. Et l'évolution même d'un Mouvement populaire, comme celui des Restaurants du Cœur, démontre justement cette tendance. Un état d'esprit que son créateur a payé de sa vie, je pense !

Inutile de refaire l'inventaire catastrophique de ce panorama matériel et humain, il suffit de regarder autour de soi pour constater l'ampleur du désastre, sachant que le moins visible n'est pas le moins cruel. Et la révolte gronde dans les cœurs quand l'étalage de l'iniquité vient narguer le bon sens. D'autant que c'est bien à l'échelle mondiale qu'il faut désormais s'emparer du problème. C'est pourquoi, sans sous-estimer les rapports de force en présence, notre mouvement opte pour une approche sur trois fronts.

Il faut, selon nous, une fois les exigences minimales assumées, redonner d'abord à chacun, le droit de sa dignité et en même temps la capacité de sa citoyenneté.

Et aujourd'hui cela passe fondamentalement par l'accès à une langue commune neutre et accessible, qui invalide le fatalisme de la division des peuples sur laquelle profite le parasitisme social des grands prédateurs de l'humain et de la Nature. C'est le premier pas vers le retour à soi et aux autres par la solidarité vécue dans l'esprit et dans les faits.

Dans le même temps, la question de l'ordre monétaire et financier doit entrer en débat, pour que tout le monde comprenne bien comment la "machine du bonheur tranquille", qui pollue nos intelligences, puisse être décryptée et remise en perspective afin de retrouver sa véritable fonction au service des sociétés sous la tutelle d'Etats représentatifs garantis par un contre-pouvoir inaliénable. C'est le point sensible qui permet actuellement à des puissances privées de s'emparer des commandes publiques, à la fois politiques et économiques et de produire ce que nous subissons.

De la même façon, l'accès à la connaissance au sens large, englobe aussi la critique des falsifications incessantes de la désinformation institutionnelle qui permet au système de vivre en boucle sans jamais laisser la possibilité de sortir de ce cercle infernal et propagandiste où sont condamnés des majorités d'êtres dont le seul crime est de ne pas appartenir à une élite auto proclamée qui n'a de cesse de se maintenir et de se reproduire. Y a t-il pour autant un intérêt commun à cela ? La démonstration reste à faire et la mauvaise volonté (c'est un euphémisme) qui consiste à dérouter toute émancipation est en soi une signature éloquente.

Il serait candide de croire ou de faire croire qu'une telle approcheest hors propos face à l'immédiateté de la condition des plus démunis. Elle intègre au contraire l'ensemble des données qui la génèrent, permet d'en définir les racines et d'envisager d'y remédier.

En tout cas ce ne sera pas un discours classique et entendu propre à rassurer les bonnes âmes en attendant le déluge.

Il faut avoir le maximum de courage de dire les choses si l'on veut avoir le moindre espoir de faire quelque chose ... Amicalement donc !
Par Jérémy Bizet - Publié dans : Interviews
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Dimanche 24 décembre 2006 7 24 12 2006 15:40
La Paix du 23 septembre
( ... 23-09-2006 ... premier jour du ramadan et du nouvel an juif )

L'Espéranto ? L'Europe ? L'Education ?

Voilà des questions bien embarrassantes ! Mais où en sommes nous depuis le refus d'inscrire l'espéranto comme langue de travail en 1920-22 à la Société des Nations ? Un horizon clair-obscur qu'il nous appartient de décrypter et de réactualiser dans le cadre de l'Europe et de la mondialisation.

Le doute plane sur la bonne volonté affichée par nos politiques, compte tenu de la complicité subtile et durable entre la France et les pays anglo-saxons ou du moins, encore une fois de ceux qui en contrôlent la direction et les décisions, de ceux qui font leur loi au lieu de servir les Nations. Nous nous retrouvons de fait en état de subordination, de relative vassalité comme l'actualité tend à nous le démontrer. Et il faut toujours bien garder à l'esprit la divergence évidente qui sépare les peuples de leurs gouvernants au sens large. Car derrière les élus et les personnes médiatiques se profilent d'autres puissances, idéologiques, économiques ou financières qui sont les véritables maîtres d'œuvre de nos destins. L'archétype officiel de cette réalité loge depuis le début du XX° siècle à la Maison grise. Du moins pour la partie haute de l'iceberg ... L'exemple récent de l'attitude du président français dans la crise iranienne rend pour le moins sceptique : menace de représailles nucléaires début 2006, contre les pays dits terroristes, option diplomatique en opposition aux USA lors de l'AG de l'ONU en septembre puis alignement de dernière minute. Notre pays navigue t-il à vu ou joue t-il un rôle sur mesure ? Les deux mon capitaine ! En tout cas dans cette histoire, la langue garde une place de choix et le choix d'une langue dominante fait partie des enjeux majeurs, ce n'est pas simplement une compétition bon enfant. La diplomatie est l'art du rapport de force pourrait-on dire. Les peuples aspirent normalement à la paix, à moins de les conditionner et de les circonvenir, c'est l'art de la démagogie dont l'opportunisme sert précisément des intérêts privés pour lesquels rien ne saurait être moral bien longtemps.

Si l'on disposait d'un rapport sain et libre dans les échanges d'information, on viendrait rapidement à bout des défis ordinaires posés par l'inexpérience, la paresse ou la bêtise. Mais face à une idéologie totalitaire souterraine et sans scrupule réelle du sort de l'Humanité, la confrontation est malaisée (c'est un euphémisme). Inutile de nier l'évidence pour refouler ce qui insulte nos dignités pourtant si bien érigées sur les fondations d'une Démocratie en grande partie factice. Bref regardons les choses en face. Et ce n'est pas en ressassant les vieilles méthodes que nous sortirons de cette auberge coupe-gorge. Même le marxisme s'est trouvé historiquement l'otage commode d'une partie d'échec joué par-dessus la tête des citoyens, avec sa guerre froide un peu réchauffée. Et l'évidence de la réalité des classes sociales n'en est pas moins réductrice quand elle impose un autre absolutisme. On peut aussi s'étonner que tous ces bons théoriciens soient pour la plupart réfractaires au paradigme d'une langue commune, non ? Partager reste un défi pour tous !

Mais le problème est ailleurs aujourd'hui en ce qui nous concerne, et c'est justement une question d'équilibre. Dans cet ordre d'idée, il faut absolument assainir les fondations de nos sociétés si nous voulons en assurer la pérennité, ce qui impose un effort d'historicisation, de transparence autant que possible et d'actualisation des réalités économiques et politiques. C'est une révolution culturelle pacifique qui est l'objet de cette vision et sans laquelle l'édifice dangereusement érigé risque à nouveau de s'effondrer. Non par pur fatalisme mais par inconséquence en ce qui concerne les sociétés et bien sûr par nécessité pour ceux qui en usurpent la gestion actuellement. Des fois qu'ils "seraient mis à jour".
Certes cela n'est pas nouveau se dit-on, mais la coupe est pleine et il n'est pas question de repartir... comme en 14 ni 40 d'ailleurs ! Les nouvelles générations doivent avoir une vision claire de ce qui s'ouvre à eux, même et surtout si le danger est manifeste. Car l'illusionnisme quotidien les rend schizophrène et donc incapables de prendre en main leur vie et leur responsabilité. Or à cette heure nous vivons, et pour longtemps si nous n'en brisons pas l'envoûtement, sur le dogme cynique du 11 septembre 2001. Et c'est bien là qu'il faut reprendre les choses, quels qu'en soient les risques évidents parce que tout autre voie sera pire de toute façon. Démarche impossible, inutile, et qui n'a pas lieu d'être dirons certains dont on constate le comportement suiviste tout comme la majorité des responsables politiques qui cautionnent la version atlantiste des évènements. On craint le pire, attentats en prime, à défaut d'en connaître explicitement les commanditaires. Mais bon, tous vichystes en 40 et tous résistants en 44, c'est un état d'esprit soi-disant normal même si le contexte semble différent. Et quand on connaît l'importance des moyens militaires de désinformation et de guerre psychologique mis en œuvre par la toute-puissance usonienne*, on est en droit d'émettre des doutes et en devoir de vérifier les données réelles que des médias, pour la plupart sous contrôle, s'empressent de diffuser au bon peuple. "Le plus fort n'est-il pas celui qui raconte la meilleure histoire ?" Paranoïa ? Théorie du complot ? et hop à dégager !

Mais ce n'est pas rien ! Car tout l'édifice idéologique mondial actuel tient dans cette fragile construction médiatique, ce qui laisse augurer de nouveaux drames potentiels effectifs si les choses tournaient mal, par une fuite en avant irrésistible. Est-ce à dire que tout va bien ? Les instigateurs d'un scénario aussi poussif et dont le talon d'Achille devient si évident, n'auraient-ils pas assurer leurs arrières ou pensent-ils simplement qu'ils possèdent suffisamment d'avance pour ne rien craindre des réactions citoyennes engluées dans la propagande ? N'ont-ils pas déjà programmé les ruptures et les confrontations qui permettent de détourner l'attention des curieux, y compris des Etats devenus les otages de cette piraterie moderne ? Ou sont-ils de vrais amateurs qui improvisent une partition mégalo alimentée par l'insouciance idiote de nos comportements égocentriques ? Obéissent-ils à une logique dont nous ne pouvons soupçonner l'existence et les raisons ? Et pour finir, en quoi les pauvres citoyens que nous sommes ont-ils la possibilité de comprendre et de revendiquer le droit à cette compréhension ? Je laisse à chacun la réponse mais donne la mienne en revenant maintenant à mon sujet de départ.

Oui l'Espéranto est à l'évidence à la fois l'outil et l'arme pour nos sociétés du futur si nous devons en avoir un. Le concept de langue fédérale s'impose désormais au monde, à commencer par l'Europe qui sert de prototype à cette évolution inédite et encore incertaine. C'est une exigence politique qui doit assumer son indépendance et qui demande donc préalablement un repositionnement lucide et courageux vis à vis des USA sur tous les dossiers sensibles, en faisant bien la part de ce qui sépare les peuples et ceux qui les dirigent. Sans cela les chances de réussir resteront aléatoires et sans espoir, ni diplomatique, ni éthique, alors que la situation générale est plus que préoccupante. Les divisions européennes sont bien sûr le moyen le plus sûr pour hypothéquer cette volonté mais d'autres forces sont aussi à l'œuvre, visibles ou non et nous avons par nature vocation à cette identité citoyenne de voir et de savoir ce vers quoi notre planète s'achemine.

C'est un destin partagé dont l'Espéranto est le symbole et le chemin. En cela, vouloir faire émerger un tel discours lors d'une Présidentielle en France n'est pas seulement un droit, mais un devoir que nous serions irresponsables de ne pas assumer.

Christian GARINO,
Bg-St-Maurice le 23 septembre 2006
www.esperanto-liberte.com
federlangue@yahoo.fr

* usonien : mot utilisé jusqu'à la fin du XIX siècle pour nommer les habitants des USA. Terme repris logiquement par le lexique espérantophone pour pallier à l'abus de l'emploi du terme "américain".
Par Jérémy Bizet - Publié dans : Actualité
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Dimanche 24 décembre 2006 7 24 12 2006 15:25
Par Jérémy Bizet - Publié dans : Divers
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Dimanche 24 décembre 2006 7 24 12 2006 15:24
Par Jérémy Bizet - Publié dans : Divers
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